Interrogé sur sa relation avec Donald Trump lors d’un entretien sur France Inter vendredi 13 mars, Volodymyr Zelensky a assuré ne pas pouvoir qualifier le président américain d’”ami”.
Invité de Benjamin Duhamel, vendredi 13 mars, sur France Inter, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué sa relation avec Donald Trump, non sans humour. Quatre ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, le chef de l’État a assuré qu’il ne pouvait pas qualifier le président américain d’”ami”.
À la question du journaliste : “Diriez-vous que Donald Trump est un ami ?”, Volodymyr Zelensky a répondu sans détour : “Non, on ne peut pas dire ça. Avec Emmanuel Macron, nous avons cheminé ensemble, nous nous aidons dans les moments difficiles pour résoudre les problèmes, nous avons maintenant une relation intime. Mais je ne peux pas avoir la même relation avec le président Donald Trump.” Et d’ajouter en rigolant : “Nous n’avons pas le même âge et peut-être qu’avec cette différence d’âge, il s’attend à une relation père-fils, mais je ne suis pas son fils préféré.”
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Des relations longtemps tendues
Depuis le début du conflit, les relations entre les deux hommes n’ont d’ailleurs pas toujours été au beau fixe. En décembre dernier, une rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche s’était révélée particulièrement tendue. Les discussions entre les deux chefs d’État avaient rapidement viré au clash, au point que le président ukrainien avait quitté les lieux prématurément. Quelques mois auparavant, en février, Donald Trump avait même qualifié Volodymyr Zelensky de “dictateur”.
Mais avec la guerre en Iran, les rôles semblent aujourd’hui s’inverser. Le président américain aurait sollicité l’aide de Kiev pour mieux lutter contre les drones iraniens. Des Shahed, l’Ukraine en a abattu des dizaines de milliers depuis le début de l’invasion russe. L’armée ukrainienne connaît parfaitement ces engins : leur altitude de vol, leur vitesse ou encore leur signature sonore. Kiev sait notamment les repérer grâce à des capteurs acoustiques. Un retournement de situation dont l’Ukraine pourrait bien tirer un avantage diplomatique.

