Une salle de réalité virtuelle EVA devrait ouvrir ses portes vers la mi-mai au sud d’Agen. À la tête du projet, un couple de passionnés de jeux vidéo.
Les plus curieux d’entre vous l’ont peut-être déjà remarqué. Le visage de ce vaste local situé avenue de l’Atlantique, à Agen, est en train de changer. De l’ex-Lumicenter, boutique de luminaires, ne reste que l’enseigne accrochée à la façade. À l’intérieur, les murs sont nus. Quelques palettes traînent au sol. L’espace est encore bien vide.
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Pour deviner ce qui va naître ici, il faut faire preuve d’un peu d’imagination. Mais Sylvain Foltier et Céline Hadet, eux, n’ont aucun mal à se projeter. Ils avancent dans la grande pièce et désignent un coin. “Là, c’est l’accueil”. Puis un autre. “Ici, c’est l’arène”. Bientôt, des joueurs s’y affronteront comme dans un jeu vidéo grandeur nature.
Quarante minutes de jeu
Une salle de réalité virtuelle va voir le jour à Agen, sous la bannière EVA (Esport virtual arena). Créée en 2018, la start-up française est pionnière dans le secteur de l’e-sport en réalité virtuelle. Le concept ? Une arène de 500 m2, dix joueurs équipés d’un casque spécifique et d’une arme factice connectée, et près de quarante minutes de combat. Les participants se retrouvent plongés dans des univers variés : jungle, far-west, glace, lune… “C’est un peu comme un laser game, mais en plus immersif”, résume Sylvain.
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D’ailleurs, l’expérience évolue. Pour ceux qui ne raffolent pas des “affrontements en mode guéguerre”, EVA travaille actuellement sur un tout nouveau jeu façon Mario Kart, qui pourrait être déployé dans les salles de la franchise en fin d’année.
Un couple de “geeks”
C’est cet univers mi-sport, mi-jeu vidéo qui a conquis le couple. S’il s’est retrouvé à Agen, c’est un peu par hasard. En revanche, ce projet de salle EVA n’en est pas un. L’idée a lentement infusé. Il va sans dire que Sylvain et Céline sont des amoureux des jeux vidéo. Des “geeks”, comme ils se qualifient eux-mêmes. Jusqu’à présent, ils tenaient un cybercafé à Salviac, à la frontière entre le Lot et la Dordogne. Sylvain s’occupait de la partie informatique ; Céline du côté café.
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Le déclic survient après le Covid, lors d’une invitation à la Paris Games Week, le plus grand salon français du jeu vidéo. Le couple découvre le stand EVA. “On s’est dit : c’est l’évolution de ce qu’on fait”, se rappelle l’Orléanais d’origine. “Mais on a préféré se laisser le temps de réfléchir.” Un an plus tard, retour au salon. Comme un signe, ils tombent à nouveau sur le stand. “Cette fois, c’était une évidence”, sourit Céline.
Un véritable lieu de vie
Les deux tourtereaux se lancent dans l’aventure. Après de poussives et harassantes démarches administratives, ils finissent par trouver leur point de chute à Agen, désireux de rester dans le Sud-Ouest. Fin janvier 2026, les clés sont en poche. C’est le début des travaux.
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Au-delà du jeu vidéo, les deux gamers veulent créer un véritable lieu de vie. Fléchettes en réalité augmentée, bar, snack, coin détente pour s’installer… Les dimanches, ils souhaitent aussi organiser quelques animations, comme des séances de karaoké ou du stand-up.
Épaulés par quatre salariés, Sylvain et Céline espèrent accueillir leurs premiers clients vers la mi-mai. En attendant, ils arpentent leur terrain de jeu avec l’impatience d’un enfant devant un jouet encore emballé. “On n’attend que ça ! Depuis le temps qu’on le prépare…”

