Une partisane de Reza Pahlavi, dernier prince héritier d’Iran et figure de proue de l’opposition, participe à une marche pour l’Iran à Paris le 7 mars 2026, en pleine guerre au Moyen-Orient. Le visage maquillé, on peut y lire « Iran », et elle porte les couleurs nationales iraniennes. LOU BENOIST / AFP
La diaspora iranienne en France a affiché ses divergences samedi dans les rues de Paris sur l’avenir de leur pays. Tandis qu’un rassemblement dénonçait à la fois la monarchie et le régime islamique, plus d’un millier de manifestants se sont réunis ailleurs dans la capitale pour soutenir Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran.
Sur la place du Trocadéro, plusieurs manifestants se sont ainsi rassemblés pour rejeter l’idée d’un retour de la monarchie. Les participants y ont plaidé pour l’instauration en Iran d’« une république pluraliste et laïque », refusant de choisir entre l’ancien régime monarchique et l’actuelle République islamique.
Ce rassemblement s’est tenu alors que, de l’autre côté de la Seine, un cortège bien plus fourni défilait en soutien à Reza Pahlavi. Plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de Paris agitant de nombreux drapeaux de la monarchie iranienne, a constaté l’AFP. « Chah ! », « Iran ! », a crié en coeur la foule lors de ce rassemblement organisé en soutien de Reza Pahlavi, qui se présente comme une alternative pour succéder au guide suprême Ali Khamenei, tué au début de la guerre déclenchée par les frappes israélo-américaines.
Photos de Trump
La Marseillaise a été applaudie au début de cette manifestation, partie dans l’après-midi de la gare Montparnasse pour rejoindre les abords de la Tour Eiffel. Sur une pancarte avec une photo de Trump, on pouvait lire « Thank you pres. Trump ».
« Je soutiens Pahlavi qui appelle à la révolution. C’est quelqu’un de démocrate. Il peut faire la transition et promet d’organiser des élections » et « il a un programme », s’est enthousiasmé Masoud Ghanaatian, 35 ans, étudiant en cancérologie.
Installé aux Etats-Unis, le fils du dernier chah d’Iran – qui a dû quitter son pays avec sa famille lors de la révolution de 1979 ayant renversé la monarchie – est apparu sur le devant de la scène internationale lors du mouvement de contestation en Iran, en janvier dernier.
« Aujourd’hui, il y a un espoir de voir tomber un régime sanguinaire, répressif qui n’a pas hésité à tuer des dizaines de milliers d’Iraniens », a déclaré la députée européenne Horizons Nathalie Loiseau en s’adressant aux manifestants. « J’entends le nom de Reza sur vos lèvres, si tel est votre choix, qu’il en soit ainsi ».

