March 6, 2026

Un petit garçon de 4 ans, Madoua, porté disparu depuis plus d’une semaine en Île-de-France : l’avocat de ses parents dénonce une "grave carence" judiciaire

l’essentiel
L’inquiétude grandit de jour en jour après la disparition, le 25 février, de Madoua Dembele, 4 ans, petit garçon atteint d’un trouble autistique. L’enfant a échappé à la vigilance de sa mère et s’est volatilisé. Ce jeudi 5 mars 2026, les recherches se sont avérées vaines.

Depuis le 25 février 2026, la disparition de Madoua, un petit garçon de quatre ans, suscite une profonde inquiétude à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis) et dans les communes voisines. Plus d’une semaine après les faits, l’enfant reste introuvable malgré un important dispositif de recherche mobilisé par les autorités.

Une disparition sur les bords de Marne

Les faits se sont déroulés dans l’après-midi du 25 février, alors que l’enfant se trouvait avec sa mère près d’une aire de jeux située sur la promenade André-Devambez, le long de la Marne. Selon les autorités, la mère de Madoua a alerté la police après avoir constaté la disparition de son fils, avec lequel elle jouait “après avoir échappé quelques minutes à son attention”. Les images de vidéosurveillance montrent ensuite l’enfant “en courant sur la promenade en direction du Perreux-sur-Marne”, avant que sa trace ne se perde.

Atteint d’un trouble du spectre autistique, Madoua ne s’exprime pas verbalement, ce qui renforce les inquiétudes quant à sa capacité à demander de l’aide ou à se repérer seul.

“Le temps perdu est une vie en danger”

Malgré un important dispositif mobilisant policiers, plongeurs, chiens et drones, aucune trace n’a été retrouvée. “De très nombreux moyens humains et matériels ont été mis en œuvre et déployés pour retrouver l’enfant, sur une zone de recherche s’étendant sur environ 34 kilomètres d’est en ouest, sur les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris, avec la mobilisation de centaines de policiers et militaires”, a insisté le chef du parquet.

Des sons avec la voix de ses parents et de sa petite sœur ont notamment été diffusés pour tenter de l’attirer ou de le rassurer, note 20 Minutes.

Le 2 mars 2026, soit 5 jours après la disparition, la Brigade de protection des mineurs a été saisie pour poursuivre les investigations. Un délai qui, selon l’avocat des parents de Madoua, Me Yassine Bouzrou, relève d'”une carence grave”, relaie BFMTV.

#AppelàTémoin | Disparition inquiétante de personne mineure, vue pour la dernière fois le 25/02/2026 à #NeuillyPlaisance (93).

La brigade de protection des mineurs est saisie de la poursuite de l’enquête. Si vous avez des informations, merci de contacter :
u260eufe0f 01 87 27 81 07… pic.twitter.com/S0NO1EZWn7

— Préfecture de Police (@prefpolice) March 5, 2026

“Dans une disparition d’enfant, le temps perdu est une vie en danger. L’inertie initiale et le manque de transparence envers la famille sont incompréhensibles”, a ajouté l’avocat pénaliste, pour qui “la très faible visibilité autour de cette disparition a été fortement préjudiciable”.

Des cicatrices de varicelle sur le corps

Madoua Dembélé est décrit comme un enfant de type africain âgé de 4 ans, mesurant moins d’un mètre et de corpulence mince. Il a les cheveux noirs courts et les yeux marron. Au moment de sa disparition, il portait un pull bleu avec des épaulettes rouges sur un t-shirt jaune, un pantalon gris et noir ainsi que des baskets noires à scratch, sans chaussettes. Toujours selon les autorités, il peut présenter des cicatrices de varicelle sur le corps, à peine visibles sur le visage.

Toute personne susceptible d’apporter des informations est invitée à contacter les enquêteurs au 01 87 27 81 07, numéro vert accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ou à écrire à pppj-bpm-groupedisparitions@interieur.gouv.fr.


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