March 1, 2026

VIDÉO. "Merci Jeannine", des plats à 13 € et zéro déchet : comment cette start-up toulousaine réinvente la pause déjeuner à vélo

l’essentiel
Paul et Maëlle lancent “Merci Jeannine”. Ce service de livraison à taille humaine a vocation à proposer les plats des restaurants que l’on ne retrouve pas sur les grosses plateformes.

Vous les avez peut-être vus passer dans les rues de Toulouse. Avec leur vélo électrique, “Merci Jeannine” sillonne la ville pour proposer une nouvelle alternative à la livraison classique. Tout commence sur les bancs d’une école d’ingénieurs à Toulouse, où Paul, 25 ans, et Maëlle, 24 ans, imaginent ce qui va devenir leur future start-up.

C’est seulement en novembre dernier qu’ils testent la réactivité des Toulousains par rapport à leur idée : une alternative de livraison pour les restaurants qui n’ont pas leur place sur les plateformes classiques. Bingo, l’accueil est positif. L’entreprise Merci Jeannine, qui tient son nom de la grand-mère de Paul, voit le jour en 2026.

Une tournée quotidienne

Leur trajet débute chaque matin dans un restaurant différent : Papille, Native Canteen, Pom Mamie… Pour Quentin, du restaurant Papille, c’est un bon moyen de mieux nourrir les actifs dans les bureaux : “Je préfère cette alternative locale et plus humaine.” Pour le restaurateur, c’est une nouveauté ; avant, il ne proposait pas de livraison.

Au guidon de leur vélo floqué “Jeannine”, ils réalisent chaque jour une seule tournée, ce qui rend leurs plats plus abordables. Paul explique : “Nous faisons un peu comme le laitier à l’époque : un restaurant, un plat et une tournée.” Ce gain de temps leur permet de proposer des plats à 14 euros, voire 13 euros en précommande. “De cette manière, nous n’avons jamais de surstocks.”

Un service sur-mesure

Entre clients récurrents et nouveaux curieux, Maëlle, cofondatrice, apprécie particulièrement la proximité avec ses clients : “On peut connaître leurs habitudes alimentaires ou faire une sélection de plats selon les attentes.” À la pharmacie du Jardin Royal, Adrien, pharmacien, aime surtout la variété proposée par la startup. À l’arrivée de Maëlle sur son vélo, il est déjà derrière la porte coulissante, sac et bocal vide à la main.

Quelques coups de pédale plus loin, sur les allées Jules-Guesde, un autre client les suit depuis leur lancement. Romain, kinésithérapeute, apprécie surtout le zéro déchet : “Avant, nous utilisions Deliveroo. Pour le côté éthique et politique, nous sommes passés à Merci Jeannine.”

Au menu : des plats en sauce, mijotés, comme ce midi avec du canard soja et miso accompagné de noodles sautées. Les fondateurs de l’entreprise concoctent eux-mêmes leur sélection : “On veut des restaurateurs qui proposent des produits locaux pour une cuisine de saison.” En parallèle, le duo utilise le reste de son temps pour développer les outils nécessaires au fonctionnement de leur business. Leur passé d’ingénieurs les a notamment aidés à imaginer un site de commande et des réseaux sociaux pour étendre leur visibilité.

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