Le dernier conseil d’agglomération du mandat se déroulera ce vendredi 27 février à Carcassonne. Le président de la collectivité, Régis Banquet, décline les temps forts de cette session. Explications.
Ce sera le dernier conseil d’agglomération avant les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026. L’ordre du jour s’annonce, malgré tout, chargé pour Carcassonne Agglo avec plusieurs délibérations au menu : aide aux agriculteurs sinistrés durant l’été mais aussi aux collectivités touchées par les dernières intempéries, vote d’un rapport pour la création d’une nouvelle zone d’activités, l’acquisition d’un immeuble dans le centre-ville de Carcassonne et le débat d’orientation budgétaire. Passage en revue.
L’Agglo met un pied dans le centre-ville de Carcassonne
Carcassonne Agglo veut s’investir, dans les prochains mois, dans le centre-ville de Carcassonne. Et plus précisément dans la rue Clemenceau, située dans la bastide Saint-Louis, touchée par une importante vacance commerciale. “Nous voulons acquérir un immeuble afin de contribuer à la redynamisation du centre-ville. Au rez-de-chaussée nous allons installer plusieurs commerces avec des artisans d’art et de produits locaux comme une petite galerie marchande”, détaille le président de la collectivité, Régis Banquet. “À l’étage, il y aura des appartements partagés. La cible ce sont les étudiants et les jeunes travailleurs. Ce seront des studios équipés avec des pièces communes. L’offre des loyers sera abordable. Nous souhaitons en faire un exemple afin d’espérer une baisse du foncier.”
Environ huit à dix comptoirs commerciaux seront installés dans cette galerie marchande.
Rapport sur la création d’une nouvelle zone d’activité
À l’instar de la zone d’activités de Béragne, Carcassonne Agglo projette d’en créer une deuxième. Carcassonne Agglo envisage de racheter plusieurs parcelles, de 26 hectares, là où devait s’implanter la plateforme logistique à Salvaza. Pour rappel, ce projet a finalement été avorté. “L’objectif c’est d’avoir 1 000 emplois supplémentaires comme cela a été fait à Béragne. Ce seront des entreprises tournées vers l’industrie qui viendront s’implanter. Deux lots ont déjà été prévendus”, affirme l’élu. Les travaux devraient durer entre 12 et 18 mois.
100 000 € pour les agriculteurs sinistrés
La délibération avait été débattue durant le mois de décembre par les élus de Carcassonne Agglo. Une aide de 100 000 €, versée à la Chambre d’agriculture de l’Aude, a été adoptée afin de venir en aide aux agriculteurs de l’agglomération touchés par les incendies de la période estivale de 2025. “La Chambre d’agriculture s’occupera de la répartition qui sera aux alentours de 4 000 à 5 000 € par exploitant concerné. Il s’agit principalement de ceux qui ont des problèmes de trésorerie”, confie Régis Banquet.
150 000 € pour soutenir les communes touchées par la tempête Nils
La collectivité souhaite également venir en aide aux communes qui ont été touchées par la tempête Nils qui a traversé le département de l’Aude dans la nuit du 11 au 12 février. “On veut accompagner les villes et villages de l’agglomération qui ont subi ces intempéries et qui ont eu des conséquences”, précise le président de Carcassonne Agglo. Au total, c’est une aide de 150 000 € qui devrait être votée au cours de la session ce vendredi 27 février.
“Nous avons une situation budgétaire correcte”
Lors du dernier conseil d’agglomération, qui se déroulera le vendredi 27 février à Carcassonne, les élus aborderont le débat d’orientation budgétaire. Le dernier du mandat avant les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026. “On sera impacté par la loi des finances mais on va arriver à compenser. Il n’y aura pas trop de difficulté. Sur la conduite générale, nous aurons une stabilité générale”, explique le président socialiste de la collectivité, Régis Banquet. Sur les quatre dernières années, ce dernier affirme que 100 millions d’€ ont été investis. “Il y en aura 30 millions de plus en 2026. Notre stabilité va nous permettre de continuer d’investir notamment dans les dispositifs incendies, les retenues collinaires ou encore le bâtimentaire. Le bilan est très positif, la collectivité était au bord du gouffre en 2014 quand nous l’avons reprise, elle a aujourd’hui une capacité d’investissement intéressante”, confie-t-il.

