Dans sa quête du maintien, le manager carcassonnais s’accroche toujours à un calendrier favorable. Mais ses protégés, derniers au classement, n’ont plus le droit à l’erreur. Surtout à domicile, où ils accueillent Nevers ce vendredi 20 février (19h30), à l’occasion de la 21e journée de Pro D2.
Lors de la défaite de votre équipe à Vannes (0-26), vous avez déclaré : “Cette équipe nous fait un peu penser à nous l’an dernier quand elle était en Top 14.” Craignez-vous la même la même issue ?
Non ! Je parlais dans l’état d’esprit. Ce n’est déjà pas la même compétition et ensuite, il est évident qu’il nous reste 10 matchs dont six réceptions et là on va jouer notre championnat. Donc, comme je vous l’ai dit, ce bloc est important. Les trois matchs qui arrivent (réceptions de Nevers et Aurillac, déplacement à Agen, NDLR) sont vraiment très importants si on veut rester dans la course. On a encore notre destin entre nos mains. Et on veut se focaliser là-dessus.
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N’est-il pas capital de bien négocier cet enchaînement de deux réceptions face à Nevers puis Aurillac ?
Il y a tout d’abord ces grosses confrontations qui nous préparent à ce genre de matchs là. Et je pense que celui à Vannes nous a beaucoup appris, beaucoup rassurés aussi dans notre état d’esprit, dans notre défense. On a bousculé toutes les équipes du top 6. Maintenant, il va falloir que l’on corrige un peu nos lacunes, que l’on améliore notre attaque, que l’on garde cet état d’esprit, cette défense… Il faut juste arriver à construire un match parfait, plein et abouti de la première à la 80e minute, c’est ce qu’il nous manque. Là, on a repoussé notre zone critique. Je nous trouve très bien physiquement et ça arrive au bon moment.
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Ce bloc est-il charnière ?
Durant ce bloc-là, il nous faut recoller à nos concurrents avant de les recevoir. Mais il nous faut surtout gagner pour notre état d’esprit, pour se payer, se récompenser aussi des efforts que l’on fait aux entraînements. On n’a rien à calculer. Il nous faut remporter les deux matchs qui arrivent et après on verra. On verra sur le match d’Agen comment ça va se passer. Et après, on aura trois semaines à nouveau pour bien se préparer. On ne partira pas en vacances, au contraire, on va travailler avec le 3e RPIMA, on va faire un stage de deux, trois jours à Font-Romeu en altitude, préparer cette dernière ligne droite et surtout comme il se doit les réceptions de nos concurrents directs… Le dernier match, c’est à Biarritz. Ce sera le 15 mai. La saison dernière, on a été champion le 15 mai. Peut-être qu’il y a des coïncidences. En tout cas, on essaiera de rester vivants jusqu’à ce dernier match.
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On a l’impression que votre groupe est dans la même configuration, dans la même montée en puissance qu’en 2024/2025 à la même période. Est-ce aussi votre sentiment ?
C’est en effet ce que je pense aussi. Il y a toujours une construction d’équipe à avoir, une dynamique aussi, et je trouve que depuis un mois et demi, deux mois, on progresse. On progresse sur notre expérience collective, sur notre fluidité dans notre jeu, dans les connaissances de chacun aussi. On sent qu’il y a un groupe qui est en train de se mettre en place et qui sait qu’il est sous pression. Mais on a aussi appris à absorber cette pression pour pouvoir l’inverser et la rendre très forte.

