Après être sorti en début de deuxième période, victime « d’une béquille », mais aussi « d’un coup à la tête », Peyo Muscarditz est revenu sur la défaite de son équipe à Brive (18-13).
Peyo, quel est votre sentiment après cette défaite ?
On est déçus, parce qu’on sent qu’on ne passe pas loin. On souhaitait rester dans le match le plus longtemps possible. Il y a de la déception, mais aussi un peu de fierté de se dire qu’on est capables de rivaliser avec une belle équipe de Brive.
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Stratégiquement, vous n’étiez pas loin du match parfait…
On avait bien préparé Brive. On a regardé leurs cinq dernières réceptions. Ils avaient mis de gros scores, s’étaient facilités les matchs tôt, avaient fait de grosses performances. On venait avec des intentions, mais peut-être en sachant qu’il fallait faire attention à l’accident. Ils ont de gros-porteurs, avec un troisième rideau qu’ils essaient de fournir. C’est là qu’ils génèrent de l’avancée. Quand on joue dans l’avancée, c’est plus simple. Au début, c’était un peu ça. Et puis après, comme l’a dit Mauricio, on a essayé de jouer un peu les ballons de transition quand on a commencé à les avoir.
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Cette performance vous donne-t-elle envie de vous affirmer comme un concurrent au top 6 ?
On est derrière, on va pousser. On est des compétiteurs. On a un passé difficile, on s’en souvient souvent. On sait d’où on vient, donc on ne va pas brûler les étapes. Par contre, on a envie de prendre du plaisir dans notre rugby. Ce n’est pas toujours du beau jeu, mais je crois qu’on a pris du plaisir à se sentir forts, connectés défensivement.
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On sent que cette deuxième victoire à l’extérieur se rapproche…
Il faudrait allier les deux : notre dernière sortie à la maison, où l’attaque a bien fonctionné, et la défense performante à l’extérieur. Cela pourrait aboutir à quelque chose de bien. On est sur une bonne dynamique à l’extérieur, dans le sens où on ne lâche aucun match. On est présents. Le plus important maintenant, c’est de se remobiliser dès aujourd’hui. On est en début de bloc. Ce qu’il y a de bien dans notre situation, c’est qu’on n’a pas trop à calculer.
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Arrive Valence-Romans, une autre grosse équipe du top 6…
Oui, ce sera un gros test. L’année dernière, ils étaient venus avec une grosse équipe, et avaient fait une belle performance. On avait gagné de peu, dans une situation un peu différente. C’est une équipe constante depuis le début de la saison, qui joue bien. De toute façon, on voit bien que, dans ce championnat, il n’y a aucune assurance à jouer un match à la maison. Cela ne garantit pas les quatre points, ni une performance aboutie. Il faut se remettre au travail, garder le plaisir de jouer. C’est un jeu, mais tous les matchs se préparent.
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Comment sentez-vous le groupe d’un point de vue physique après le combat de Brive ?
Physiquement, je trouve qu’on a été présents, notamment sur les points de contact. Dans les courses aussi, on a su proposer un peu de jeu désordonné dans leurs 30 mètres. Après, est-ce qu’on était un peu dans le dur à la fin parce qu’on a manqué de lucidité ? Je ne sais pas. On est sur un cycle où on essaie de progresser là-dedans pour avoir d’autres armes, même si on a une mêlée performante.

