La crue de la Gimone a submergé une partie de la D928 à Beaumont-de-Lomagne. Le restaurant L’auberge de la Gimone, a été fortement touché et près de 35 à 40 centimètres d’eau se sont engouffrés dans les locaux. En attendant la décrue, le restaurateur a sauvé ses animaux et une partie des stocks, épargnés par la montée des eaux.
Sur la route départementale 928 qui mène à l’auberge de la Gimone, le passage de la tempête Nils est clairement visible. Les nombreux chênes qui bordent cet axe ont été délestés de leurs branches les plus faibles et gisent désormais sur le bas-côté. L’un d’eux n’a d’ailleurs pas résisté aux assauts du vent et s’est couché, fort heureusement côté champ. À l’approche du village de Larrazet, de nombreuses cultures, bordant la rivière ont été complètement noyées par la Gimone, qui est sortie de son lit en plusieurs endroits.
À Beaumont-de-Lomagne, c’est l’avenue du Lac qui a en partie été submergée. L’entrée de la base de loisirs, encore vide de touristes à cette époque, a été fermée, son parking étant impraticable ; et la section qui mène au restaurant L’auberge de la Gimone, s’est, elle, transformée en véritable plan d’eau. Un camion, avec sur son plateau une demi-douzaine de véhicules, s’est d’ailleurs retrouvé en très mauvaise posture en voulant traverser cette portion de la route. Immobilisé, il a dû être secouru par les pompiers. Dans la matinée, un véhicule de remorquage tentait de le tracter hors de la zone inondée.

Pendant ce temps-là, Alexandre Pannebiau, le propriétaire du restaurant, était à pied d’œuvre afin de sauver les denrées qui pouvaient encore l’être, soutenu par des amis et salariés. “On est face à une crue historique, estime-t-il. “On a eu un pic à 3 m 85, ce qui est énorme”, relate-t-il. Le Beaumontois reste pourtant optimiste, grâce au soutien qu’il a reçu de part et d’autre. “On avait essayé de tout prévoir par rapport aux compagnies d’assurance, de tout mettre en sécurité. J’ai été bien accompagné par les anciens propriétaires, témoignait-il ce vendredi matin, et même eux sont surpris par la montée des eaux, puisqu’on est 25 centimètres au-dessus de ce qu’ils ont connu ! Je pense qu’on a entre 35 et 40 centimètres d’eau dans l’intégralité des habitations du restaurant, précise-t-il. Malheureusement, on a des congélateurs qui commencent à fatiguer, il y en a quelques-uns qui ont sauté, donc là on débarrasse la marchandise au maximum”, explique le sinistré, qui peut compter sur la solidarité des autres commerçants. Les denrées sauvées seront temporairement stockées dans les frigos de l’hippodrome, qui n’a, lui, pas été touché par la crue.

Et de poursuivre : “Je suis une ferme-auberge, on a des poules, des volailles, des paons, des brebis. On a mis tout le monde en sécurité parce que là aussi, par rapport aux crues précédentes, où on avait la moitié du parc qui restait hors d’eau, là ce n’est pas le cas. On a fait un sauvetage aquatique avec les pompiers ce matin, que je remercie. Ils ont fait du super boulot, ils ont sauvé les animaux. Nous les avons mis en sécurité sur le parking qui est hors d’eau”.

Pour la suite, le restaurateur espère que les assurances joueront le jeu et l’indemniseront à la hauteur de ces pertes. “La décrue sera, à mon avis, très très lente, donc le restaurant devra fermer au moins 10 jours”, estime-t-il, le temps de tout nettoyer et remettre en place.

