Après avoir été la cible d’attaques de l’ancienne maire inéligible de Montauban (Tarn-et-Garonne), Brigitte Barèges, dans une vidéo publiée jeudi 5 février 2026, son ancien adjoint aux sports Bernard Pécou, sur la liste de Thierry Deville pour les municipales de mars 2026 dans la cité d’Ingres, a décidé d’employer le même procédé pour lui répondre. Avec véhémence…
L’attaque fut sanglante, la réponse est mordante. Bernard Pécou, ancien adjoint aux sports de la ville de Montauban (Tarn-et-Garonne), a décidé de ne pas se laisser ébranler par la violente attaque de son ancienne maire, Brigitte Barèges, dans une vidéo publiée jeudi 5 février 2026 sur ses réseaux sociaux.

L’ancien candidat LR à la législative partielle dans la première circonscription de Tarn-et-Garonne à l’automne 2025, également membre de la liste Prêts pour demain, soutenue par son parti et conduite par Thierry Deville, a choisi le même processus pour rétorquer aux flèches décochées par l’ancienne députée déclarée inéligible par le conseil constitutionnel le 11 juillet 2025.
“Je me dois de répondre à quelques imperfections”
Bernard Pécou règle ses comptes personnes. “Je me dois de répondre à quelques imperfections”, débute-t-il dans un sourire assez ironique, face caméra sur une terrasse de la cité d’Ingres. “Premièrement, lors des législatives, elle m’a choqué en faisant référence à mon papa défunt, en disant qu’il l’avait plus ou moins harcelée pour que je sois adjoint aux sports, c’est totalement faux”, tranche M. Pécou.
Selon lui, les penseurs de cette nomination se nomment Pierre Poma, défunt adjoint à la sécurité lors du premier mandat de Brigitte Barèges, et Francis Bourgade, ancien adjoint aux sports, là encore à partir de 2001 et champion de France 1968. “Quand Brigitte Barèges est allée voir mon papa pour lui en parler, il a été très heureux et a validé la chose.”
“Thierry Deville n’a pas besoin de béquille”
Dans la vidéo de 8 minutes 46 publiée par Brigitte Barèges jeudi 4 février, “elle m’a qualifié de béquille”, relève le conseiller départemental du canton Montauban-III. “Je peux vous dire que Thierry Deville n’a pas besoin de béquille et que toute l’équipe Prêts pour demain et moi-même sommes derrière lui et avons confiance totale en lui.”
Dans cette même prise de parole, l’ancienne maire inéligible qualifie aussi Thierry Deville “d’opportuniste et calculateur”. Et c’est là que Bernard Pécou livre des dossiers sur les précédents scrutins qui risquent bien de ne pas plaire à son ancienne boss.
“Elle a appelé ses soutiens à voter Valérie Rabault”
“Je veux quand même lui rappeler que, il y a un moment, aux législatives [de 2017, N.D.L.R.], elle avait appelé tous ses conseils et soutiens à voter Valérie Rabault [la candidate socialiste finalement élue au second tour malgré un retard important après le premier] pour éliminer son ami du moment et binôme au Département, Pierre Mardegan [depuis disparu].”
Enfin, Bernard Pécou confie un dernier “secret de famille” lors des élections départementales de 2021. “Cerise sur le gâteau, quand il s’est agi de voter pour une présidence, elle est venue voir notre groupe et nous a demandé de soutenir l’équipe [de Jean-Michel] Baylet pour éliminer le président sortant, Christian Astruc, qu’elle avait choisi quelques années avant [en 2015], parce que ce Monsieur ne lui avait pas donné la délégation aux finances”, expose l’élu Les Républicains. C’est finalement Michel Weill (PRG) qui accédera au fauteuil de président.
“Arrêtez avec vos vidéos incendiaires”
En guise de conclusion de sa prise de parole de 2 minutes 12 face caméra, Bernard Pécou forme un vœu sans appel envers son ancienne patronne, en appuyant sur un point qui risque de lui faire particulièrement mal. “Brigitte Barèges, s’il vous plaît, arrêtez avec vos vidéos incendiaires et laissez les gens éligibles continuer une belle campagne”, tonne-t-il.
Avant de conclure son propos sur une note bien plus positive : “Merci à tous les électeurs et les électrices qui feront confiance à Thierry Deville avec la liste Prêts pour demain.” À un mois du premier tour des municipales, l’agressivité monte encore d’un cran dans cette campagne à Montauban, que Thierry Deville voulait pourtant “heureuse, joyeuse et sérieuse“. C’est manqué…

