February 5, 2026

L’atelier NCL, la passion de la danse de mère en fille et en petite-fille

l’essentiel
L’Atelier de la Danse célèbre ses 40 ans. Fondée par Nadine Caubet Lartigue, l’école est désormais dirigée par sa fille Marine. Cette transmission familiale assure la pérennité et l’innovation artistique de l’institution.

L’Atelier de la Danse de Nadine Caubet Lartigue est une véritable institution à Lourdes. L’école de danse fête ce 6 février ses quarante années d’existence, sous la houlette de Nadine, une passionnée qui avait choisi d’ouvrir sa propre structure dans la cité mariale.

Pendant des décennies, des générations de danseuses et de danseurs se sont succédé sur les parquets de la salle de la rue des Rochers et sur la scène de l’Espace Robert Hossein. Autrefois salle des fêtes, les galas de fin d’année ont toujours fait vibrer les planches et séduit un public fidèle, toujours plus nombreux.

Depuis quelques années, la relève est assurée par Marine, la fille de la chorégraphe, tombée dans la danse dès son plus jeune âge.
« Elle avait tout juste six mois, je l’emmenais avec moi. À trois ans, elle a commencé la danse, mais uniquement pour le plaisir. Elle venait aux cours comme à la maison, retrouvait ses copines… c’était surtout ça qui l’intéressait », sourit Nadine.

Marine raconte pourtant un parcours loin d’être tracé d’avance : « Je n’avais pas spécialement envie d’en faire mon métier. On me disait que je n’avais pas fait de classique, que je n’étais pas assez grande. Pour moi, la danse était un hobby. Puis, quand Christelle est arrivée comme professeure, j’ai vraiment accroché. Avant, je venais surtout pour être avec mes amies. Ensuite, j’ai commencé à être curieuse, à regarder YouTube, à m’intéresser à la culture pop et aux chorégraphes internationaux pour comprendre comment tout cela fonctionnait. J’ai commencé à créer, seule dans ma chambre. Après le bac, je m’y suis mise sérieusement. Je me rendais compte que ça me plaisait de plus en plus, mais jamais je ne me suis dit que je serais là en 2026. Je ne me projetais pas vraiment. »

Le relais passé à Marine

Une évolution qui n’a pas déplu à sa mère, témoin privilégiée de cette métamorphose en professeure de danse accomplie. Le passage de relais s’est fait naturellement, au fil du temps. « Très vite, je lui ai confié des groupes, des chorégraphies à créer. Elle était vraiment géniale. On voyait une vraie différence par rapport à ce que nous proposions jusque-là », confie Nadine.

Cette transmission a porté ses fruits. Aujourd’hui, l’Atelier NCL est plus que jamais sur le devant de la scène, porté par le feeling que Marine a su instaurer avec ses élèves. « J’aime le partage avec les danseurs, travailler pour proposer des créations artistiques nouvelles », explique-t-elle.

Après la mère, la fille fait désormais vibrer les scènes sur lesquelles se produisent ses groupes, même si concilier vie professionnelle et vie familiale reste un défi.
« C’est un métier prenant. Quand on rentre chez soi, il est difficile de sortir du tourbillon. Mais si je ne faisais pas ça, je m’ennuierais. Paradoxalement, j’aime être dans l’action, me renouveler sans arrêt et faire en sorte que cela reste stimulant pour les élèves” détaille Marine

Chloé, 7 ans, une nouvelle génération en construction

Aujourd’hui, une troisième génération commence déjà à tournoyer au rythme des chorégraphies familiales : Chloé, tout juste sept ans. « Elle venait aux cours avec moi. Elle a vraiment commencé à cinq ans, mais la première année, elle n’a pas voulu faire le gala. Elle adore regarder les grandes danser, elle aime YouTube et imite les chorégraphies », raconte Marine.

Une nouvelle étoile qui s’inscrit dans une école devenue incontournable de la vie culturelle et artistique lourdaise. La danse est décidément une affaire de famille : le frère de Marine, Maxime, est lui aussi professeur de danse, à Ciboure.

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