January 18, 2026

Une forêt-jardin comestible, "une initiative qui a du sens", va voir le jour à Brassacou, site agroenvironnemental

l’essentiel
Des plantes, des arbustes, des arbres et des lianes, mais “comestibles” ou choisis pour leur usage, réunis sur une petite parcelle : c’est la “forêt-jardin”. À Brassacou, près de Pamiers, le centre agroenvironnemental se lance dans l’expérience, “une initiative qui a du sens”.

“Des forêts-jardins, on en trouve notamment en Amazonie. Sur de toutes petites surfaces, elles rassemblent des plantes pour différents usages, sur plusieurs strates : des arbres, des arbustes, des légumes, des herbacées et même des lianes, qui répondent à différents usages, vivriers, médicinaux…” décrit Hélène Guétat, fondatrice, avec Paul, son mari, et leurs enfants du centre agroenvironemental de Brassacou, aux portes de Pamiers. Une forêt-jardin va y voir le jour, un “chantier collectif de plantation” est programmé le 26 janvier, de 10 heures à 17 heures.

Ce rendez-vous marquera une étape importante du projet, sur lequel Brassacou travaille depuis longtemps. Un terrain d’1,5 hectare lui sera consacré, “sur lequel nous avons déjà installé notre potager”, poursuit Hélène Guétat. Le chantier collectif permettra de planter également des espèces fruitières soigneusement sélectionnées, comme le cormier, qui donne des fruits qui ressemblent à des petites pommes ou poires, le mûrier blanc, dont les fruits sont particulièrement aromatiques et le sureau, dont les fruits sont également comestibles.

“Une initiative qui a du sens”, et qui s’inscrit dans les objectifs du centre agroenvironnemental : “Cette initiative a également une visée pédagogique”, reprend Hélène Guétat. Brassacou accueille des groupes, des scolaires ou des adultes. “Nous sommes également en relation avec le service enfance-jeunesse de la ville de Pamiers, pour la formation des éco-délégués, dans les écoles de la ville”, poursuit-elle.

La création de cette forêt-jardin, enfin, fédère trois associations : l’Ana-Cen (Association des naturalistes de l’Ariège-Conservatoire d’Espaces Naturels), partenaire de Brassacou depuis sa création, Haies Ariégeoises, qui “valorise et promeut l’arbre et la haie champêtre à travers ses missions d’accompagnement à la plantation de haies et la sensibilisation du public sur les enjeux qui gravitent autour de cette thématique” et Réveas (Brassacou), “association de protection et d’éducation à l’environnement qui agit pour la préservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité des écosystèmes du domaine de Brassacou. Reveas porte des projets éducatifs, d’animations pédagogiques, d’accueil social et de formation en lien avec les actions de préservation de la nature et les projets agricoles sur le site”.

À la fois nourriciers, médicinaux, mellifères…

Il s’agit probablement de la plus ancienne forme de production agricole, faisant partie des techniques d’agroforesterie, reconnue pour son importante contribution à la sécurité alimentaire dans le monde. Ces espaces productifs s’inspirent de la succession végétale naturelle observable dans les écosystèmes forestiers. Ils sont composés d’un ensemble de végétaux en majorité pérennes, étagés en strates verticales et choisis pour leurs intérêts multiples : nourriciers, médicinaux, mellifères, producteurs de bois ou encore de fourrage. La productivité de ces systèmes agroforestiers est optimisée par une plantation dense sur une petite surface. La diversité des espèces plantées fournit des ressources variées et constitue un milieu favorable à la biodiversité, qui contribue à la résilience de cet agrosystème.

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