January 7, 2026

"Sur le terrain, j’ai vu un homme surhumain…" L’ex-joueur de rugby condamné pour avoir sérieusement blessé un entraîneur en plein match

l’essentiel
Un ancien joueur de rugby de Pont-du-Casse, qui entraîne désormais des jeunes du SU Agen Association, a été condamné par le tribunal d’Agen pour avoir frappé un entraîneur de l’AS Miramont en 2017, le blessant sérieusement.

Dans ce dossier qu’il estimait être “à charge depuis le début”, la ligne de défense de l’ancien numéro 12 du club de rugby de Pont-du-Casse n’a pas su persuader le tribunal judiciaire d’Agen, qui l’a condamné ce mardi 6 janvier à quatre mois d’emprisonnement avec sursis, comme requis par l’accusation au cours de son procès, un mois plus tôt.

L’homme de 43 ans aujourd’hui entraîneur du SU Agen Association, a donc été reconnu coupable d’avoir, en mars 2017 sur le terrain de rugby de Miramont-de-Guyenne, infligé un violent coup de poing au visage de l’entraîneur de l’équipe à domicile, au terme d’un match crispé par les tensions. Les juges ont néanmoins exempté le Lot-et-Garonnais de l’inscription de cette condamnation à l’un des bulletins figurant sur son casier judiciaire, laquelle aurait pu compromettre son activité d’entraîneur, qu’il n’exerçait pas au moment de l’agression.

La constitution de partie civile ayant de ce fait été reçue par la juridiction, le quadragénaire devra verser à la victime quelques milliers d’euros, notamment au titre des souffrances endurées et du préjudice esthétique causé.

L’ancien coach de l’AS Miramont, qui a définitivement renoncé à son rôle d’entraîneur après les faits, s’était effondré sous la violence du coup porté et avait été transporté au centre hospitalier de Marmande. Avec un plancher orbital, des os du sinus et du nez cassés, 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui avaient été recommandés.

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Conviction

Présent lors du jugement de son supposé agresseur, l’homme s’était remémoré cet après-midi d’hiver durant lequel, il en est certain, le mis en cause a bien été le responsable de ses blessures. “Depuis le début du match, des actes déloyaux étaient commis par ce joueur. Sur le terrain, j’ai vu un homme surhumain. Il avait les yeux qui sortaient de la tête. Il y avait une brebis galeuse ce jour-là, et ce n’était pas celle qui a pris le coup de poing”, avait-il lancé. Le quadragénaire a lui aussi campé sur ses positions, contestant être l’auteur de ce geste.

Avant que les chemins de ces deux hommes ne se recroisent dans cette salle d’audience du palais de justice d’Agen, l’affaire avait connu plusieurs rebondissements. Le rugbyman avait dans un premier temps été relaxé par la Fédération Française de Rugby (FFR), après examen des faits.

Le dossier avait ensuite fait l’objet d’un classement sans suite par un magistrat instructeur. C’est l’un des éléments sur lesquels la défense s’était appuyée pour démontrer le manque d’éléments permettant de corroborer les accusations portées sur son client.

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