La capitale chinoise, pour recevoir les Jeux olympiques, se transforme à marche forcée, sonnant le glas du vieux Pékin. Ici, en août 2007. CORENTIN FOHLEN/DIVERGENCE
Pour aller plus loin
Ce fut l’un de mes premiers achats à mon arrivée en Chine, à l’été 2000, comme correspondant de « Libération » à Pékin : un fax ! Comme je n’avais pas encore de compte en banque en yuans, la monnaie chinoise, on m’indiqua le seul grand magasin de la capitale chinoise qui acceptait une carte bancaire internationale. Je me présentais donc à la caisse, mon fax sous le bras, et ma carte Visa à la main : panique chez la caissière qui n’en avait jamais vu. On appela le directeur à la rescousse : entouré d’une dizaine d’employés fascinés, il procéda avec maestria à l’encaissement à l’aide du sabot, l’ancêtre du paiement électronique. Bienvenue dans une Chine qui n’avait pas encore de quoi effrayer la toute-puissance occidentale.
Quinze ans plus tard, pourtant, de retour en Chine, j’observais, sidéré, comment une amie chinoise payait l’achat d’une bouteille d’eau minérale à un vendeur ambulant en scannant son QR Code avec l’application WeChat de son smartphone… En quelques secondes, le vendeur recevait confirmation du paieme…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Le cadeau qui éclairera votre année
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner : 7,99€ 3,99€/mois pendant 1 an
ou

