En visite en Andorre, ce mardi 28 avril 2026, suite à son passage en Ariège, Emmanuel Macron est revenu sur la hausse des prix de l’énergie. Il a retenu des difficultés plus marquées dans ce secteur rural, très dépendant de la voiture.
Au lendemain de son déplacement en Ariège, Emmanuel Macron est revenu, mardi 28 avril, sur son passage à Laroque-d’Olmes et Lavelanet, effectué en amont de sa visite officielle en principauté d’Andorre, dont il est le coprince. L’occasion, pour les habitants et les professionnels du territoire, d’alerter le chef de l’État sur les difficultés du quotidien, en particulier la flambée des prix de l’essence et du gazole.
Face aux élus et aux acteurs locaux, le président de la République a souligné l’impact de cette hausse sur les zones rurales. “Tous nos compatriotes qui habitent en ruralité sont touchés”, a-t-il déclaré lors d’une allocution consacrée au contexte géopolitique et à la guerre au Liban.
“Il n’y a pas d’alternatives, de transports en commun”
Emmanuel Macron a notamment insisté sur la forte dépendance de l’Ariège à la voiture. “Il n’y a pas d’alternatives, de transports en commun”, a-t-il observé, relevant que le département constitue “un secteur pour les gros rouleurs”, ces conducteurs parcourant de longues distances que le gouvernement dit accompagner depuis le début de la crise.
Pour le chef de l’État, les aides ponctuelles ne pourront toutefois pas constituer une réponse durable. “Il faut qu’on traite le problème à sa racine”, a-t-il estimé. Selon lui, la principale difficulté reste liée au blocage du détroit d’Ormuz et à la situation en Iran. “Le cessez-le-feu est en place, c’est une bonne chose. […] On fait tout pour que le trafic puisse reprendre de manière normale”, a assuré Emmanuel Macron.
En attendant une amélioration de la situation, plusieurs professions particulièrement dépendantes du carburant continuent de subir de plein fouet la hausse des prix. Taxis, ambulanciers, auxiliaires de vie, transporteurs ou encore auto-écoles voient leurs dépenses augmenter fortement. “On est surtout à la tâche pour que les choses repartent dans les bonnes directions”, a répété le président de la République.

