A l’aide d’un appareil scientifique, une femme mesure le taux de contamination radioactive de légumes exposés sur un étal à Strasbourg, le 16 mai 1986, soit vingt jours après l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. JEAN-CLAUDE DELMAS/AFP
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« Même si l’incroyable devait arriver, les systèmes de contrôle et de sécurité automatiques arrêteraient le réacteur en quelques secondes », affirmait en février le magazine « Soviet Line » – un mensuel soviétique publié aux Etats-Unis –, dans un reportage consacré… à la centrale de Tchernobyl, considérée comme l’un des fleurons de la technologie socialiste. De toute façon, l’incroyable ne pouvait pas arriver : « Les centrales ont des contrôles sûrs et fiables, elles sont à l’abri de toute défaillance grâce à trois enceintes de sécurité. » Tout juste si Vitali Sklyarov, ministre ukrainien de l’Energie et de l’Electrification, concédait : « Les risques de fusion d’un réacteur nucléaire sont de l’ordre d’un cas en 10 000 ans. »
Faut-il en conclure que les experts se moquent du monde, ou au moins qu’ils disent n’importe quoi ? Hélas, le rapprochement est peut-être injuste, mais on ne peut pas faire autrement que de comparer : ces déclarations rassurantes des responsables soviétiques avant Tchernobyl, c’est exactement ce que…
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