April 25, 2026

Meurtre d’Agnès Lassalle en 2023 : l’élève qui a poignardé l’enseignante condamné à 15 ans de prison

l’essentiel
L’élève qui avait poignardé sa professeure d’espagnol en 2023 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) a été condamné ce vendredi 24 avril à 15 ans de prison.

Le jeune homme de 19 ans qui comparaissait depuis mardi dernier à huis clos devant la cour d’assises des mineurs pour l’assassinat de sa professeure Agnès Lassale en 2023 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) a été condamné ce vendredi à 15 ans de prison.

Seize ans de réclusion criminelle avaient été requis plus tôt dans la journée à l’encontre de l’élève, mineur au moment des faits. La cour a jugé l’accusé coupable après trois heures de délibéré.

Des expertises psychiatriques contradictoires

Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l’espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l’élève de 16 ans à l’époque s’était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d’un couteau de cuisine.

Selon les avocats des parties civiles, la magistrate avait laissé la cour apprécier le discernement de l’accusé au moment des faits, alors que plusieurs expertises psychiatriques avaient rendu des conclusions contradictoires à ce sujet. L’une avait écarté tout “trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes”, une autre parlait d’un discernement “légèrement altéré”, tandis qu’un dernier rapport remis en novembre 2024 l’avait jugé “aboli” lors du passage à l’acte.

Le compagnon “vraiment apaisé” à l’issue des plaidoiries

Vendredi midi, après les plaidoiries des parties civiles, Stéphane Voirin, compagnon d’Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s’est dit “vraiment apaisé” par les quatre jours d’audience.

Au premier jour du procès, ses avocats avaient évoqué les parents de l’accusé, “effondrés de la douleur” causée par le geste de leur fils. Un acte prémédité, selon l’accusation : la veille, l’adolescent avait récupéré le couteau chez son père, l’enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain.

Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, il a expliqué notamment qu’une “petite voix” l’aurait incité à “faire le mal”.

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