À trois journées du dénouement du Championnat de France de deuxième division, la formation de Bernard Goutta, promue de Nationale, reste encore mathématiquement en course pour le maintien. Avant, ce vendredi soir (19h30), d’accueillir Béziers dans le cadre de la 28e journée.
Actuelle lanterne rouge, votre équipe doit à présent réaliser un sans-faute pour espérer se sauver. Et ça commence dès ce vendredi…
Comme j’ai dit à mes joueurs, dans une saison, soit pour être champion, soit pour assurer, il y a toujours trois matchs qui sont importants. Il y a eu notre match à Mont-de-Marsan que l’on a gagné, notre match de fin de bloc contre Angoulême qu’on a gagné avant la trêve, et là, contre Béziers, c’est le troisième match important qu’il va falloir bien négocier. Jusqu’alors, on a bien absorbé cette pression qui va être énorme demain.
Dans un derby, c’est souvent l’envie qui fait la différence. Selon vous, face à Béziers, cette vertu sera-t-elle suffisante ?
C’est la première des choses ! Quand tu attaques un derby, c’est ton engagement et ton comportement qui sont importants. Mais ce ne sera pas suffisant ! Parce que l’an dernier, tu l’as eu ici à domicile contre Narbonne. Et ce qui t’a manqué, c’est de la maîtrise, ta construction de match, ta discipline… Ce qui va être important aussi surtout, c’est ce que nous avons appris de nos erreurs sur les matchs précédents. Et c’est là-dessus que l’on veut progresser en terme d’équipe.
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Quelle analyse faites-vous du dernier revers concédé à Colomiers (59-28) et quels sont les enseignements positifs que vous en avez retirés ?
Toujours pareil, le comportement est là, l’état d’esprit est là, mais ce sont toutes ces petites erreurs individuelles qui mettent l’équipe et le collectif en difficulté. Ensuite, quand tu donnes quatre à cinq essais aussi facilement, tu ne peux pas gagner le match. Toi, tu fais des efforts considérables pour pouvoir marquer quatre essais, et ça, ça fait partie du positif, avec la conquête, sur le match à Colomiers, mais ensuite, tu fais trop de cadeaux et la problématique, elle est là. Mais en plus, chaque match, ce sont les mêmes cadeaux que tu fais. On en parle, on travaille, mais dès que tu délaisses un secteur dans la semaine, c’est là où tu es mis en difficulté. Arrivons à gommer ces erreurs.
Béziers se présente à Domec. Comment jugez-vous cette équipe qui n’est pas non plus très bien classée ?
On va se regarder nous-mêmes et ne pas regarder les autres. Ce qui compte, c’est nous, comment on va affronter cette belle équipe de Béziers qui a tout de même une très belle expérience de Pro D2, qui a aussi des joueurs expérimentés. Donc, c’est comment on va essayer de maîtriser ça et de le contrôler. Mais franchement, ce qui nous intéresse, ce n’est que ce match-là. Ensuite, nous aurons une semaine de repos. Et puis, ce que l’on retient toujours d’une saison, c’est la fin. Pas ce que tu as fait au début ou au milieu d’une saison, c’est toujours la fin qu’on retient et c’est pour cela que l’on veut bien finir et notamment en gagnant ce derby à domicile pour nos supporters.
Qu’attendez-vous des retours de certains de vos cadres pour ce derby ?
Ce que j’attends, mais c’est de tout le monde, c’est comment on a appris de nos erreurs, comment on va les corriger, quels ingrédients on va mettre dans ce match et quelle construction de match on va pouvoir mettre en place. Enfin, et c’est toujours important, c’est comment aussi maîtriser ce money-time.
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Une victoire dans ce derby suffirait-elle à votre bonheur ?
On ne va penser qu’à la victoire. Si on gagne d’un point, je suis content. Notamment sur un derby. Un derby, tu dois le gagner. Ce n’est pas autre chose. Et on va tout faire pour le gagner. Et même si ce n’est que d’un point, on sera les plus heureux.
Tout le monde s’attend à un gros combat d’avant dans ce derby. La mêlée sera-t-elle encore plus déterminante que d’habitude ?
Bien sûr. Mais pas que. À l’aller, cette équipe biterroise nous a fait énormément de mal sur le jeu au pied tactique, d’occupation, sur le jeu de transition aussi ; tout ce qui est turnover. Ils ont marqué beaucoup d’essais comme ça. C’est ce que l’on a essayé de travailler notamment à travers notre défense, nos sorties de camp… Il va falloir vraiment être connectés sur ces phases-là qui nous ont fait mal. Après, Béziers est une équipe costaude, qui a beaucoup de vitesse… Après, le rugby, ça commence devant, et si tu ne mets pas les choses dans l’ordre, ça devient compliqué.

