April 20, 2026

Iran : qui est Bita Hemmati, la jeune femme condamnée à mort devenue le visage des victimes de la répression iranienne

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La répression des manifestations par le pouvoir iranien ne cesse pas malgré la guerre entamée fin février contre le régime par les Etats-Unis et Israël. Un nouveau un nom devient le symbole des opposants opprimés, celui de Bita Hemmati. Cette jeune femme iranienne a été condamnée à mort pour son rôle présumé dans les dernières manifestations.

Bita Hemmati, jeune iranienne d’une trentaine d’année, résidant à Téhéran, a été condamnée avec son mari et deux de ses voisins à la peine capitale. Ils sont accusés “d’action opérationnelle pour le gouvernement hostile des États-Unis et des groupes hostiles”, selon le juge Iman Afshari. Mais deux ONG affirment qu’ils pourraient en réalité être condamnés pour avoir participé aux manifestations de janvier contre le gouvernement. La date de l’exécution n’est pas définie. 

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Bita Hemmati, son mari et ses deux voisins sont en prison depuis maintenant trois mois. Selon un communiqué du Conseil national de la résistance iranienne, les accusés auraient été torturés. Bita Hemmati a été, elle, contrainte de faire des aveux forcés à la télévision. En réponse, plusieurs ONG accusent le pouvoir judiciaire de ne pas respecter les droits de la condamnée.

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Augmentation générale des peines capitales en Iran

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, symbole de la répression, s’est exprimé sur ces condamnations, dans une vidéo recueillie par BFMTV. Il devrait y avoir “beaucoup plus de peines tant en matière de confiscation des biens que de condamnations à mort”, a-t-il expliqué.

Ces exécutions planifiées interviennent dans un contexte d’augmentation générale des peines capitales en Iran. L’année 2025 a été la plus lourde en termes d’exécutions, avec 1 639 morts, dont 48 femmes. Ces chiffres n’avaient pas été atteints depuis 36 ans. Cette année, c’est Bita Hemmati qui serait la première manifestante pendue en Iran. 

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Soutien médiatisé sur les réseaux sociaux

La directrice du Centre Abdorrahman Boroumand, Roya Boroumand, s’est exprimée sur BFMTV. “Il n’y a rien qui puisse justifier un jugement aussi dur”, explique-t-elle. La jeune femme reste au centre de l’attention et son soutien est médiatisé sur les réseaux sociaux. 

Cet épisode rappelle celui de Mahsa Amini. La jeune femme avait été arrêtée pour “port de vêtements inappropriés”, puis elle était décédée le 16 septembre 2022, des coups violents que la police lui avait donnés. Elle était devenue un symbole de la révolte iranienne.

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