Suite aux déclarations de Laurent Bruneau sur la situation financière laissée par ses prédécesseurs, l’ancien adjoint aux finances, Mohamed Fellah, contre attaque. Le débat d’orientation budgétaire de la ville d’Agen aura lieu lundi. Il s’annonce d’ores et déjà électrique.
“Honnêtement, ça m’a fait sursauter de lire ça”, confie Mohamed Fellah. “Ça”, ce sont des déclarations de Laurent Bruneau concernant la situation financière laissée par ses prédécesseurs. À l’approche d’un débat d’orientation budgétaire électrique, le maire d’Agen a regretté que “la boutique ne soit pas aussi tenue qu’on nous l’avait vendue”.
Ancien adjoint aux finances de la ville d’Agen et désormais élu d’opposition, Mohamed Fellah apporte deux niveaux de réponse. Il estime d’abord que l’équipe Dionis a été aux affaires jusqu’à la présentation du compte administratif 2025 en février dernier. “Jusqu’à cette période, nous sommes responsables de tout ce qui a été fait. Or nous avions 13 % d’épargne brute et une dette dans la moyenne de la strate des villes qui nous ressemblent, à savoir autour de 1 200 euros par habitant”. Il rappelle que l’opposition avait refusé de débattre de ces chiffres. Ce soir-là, le camp Bruneau avait en effet opté pour la stratégie du silence afin, selon lui, de contrer une majorité désireuse de transformer la séance en tribune électorale.
“Le document comprend les mesures prévues par la majorité actuelle”
Mohamed Fellah contre-attaque ensuite. Il conteste les propos suivants de Laurent Bruneau : “Au 31 décembre 2025, l’épargne brute était de 12,9 %. La projection au 31 décembre 2026 est à 9,6 % et cela même sans prendre en compte notre programme”. “J’ai en ma possession, indique M. Fellah, le document qui sera présenté lundi en conseil municipal. Il comprend les mesures prévues par la majorité actuelle”.
Il reprend alors un argument qu’il a exposé lors de la campagne : “Quand vous avez un million de recettes en moins entre le stationnement (2 heures gratuites) et la cantine (à 1 €), vous perdez déjà un million. Et quand vous ne maîtrisez plus vos dépenses de fonctionnement, et notamment la masse salariale, vous avez un million d’augmentation”. Et de conclure : “Je trouve regrettable le procédé qui consiste à rendre responsable la majorité précédente des choix faits par la majorité actuelle. Nous aurons tout le loisir d’en parler au moment de la présentation du budget”.

