L’adjointe au maire RN de Perpignan Marion Bravo a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour conduite en état d’ivresse et violences sur une policière. Démissionnaire, l’élue s’est défendue sur les réseaux sociaux.
“Un cauchemar”, évoque Marion Bravo sur son compte Facebook. Adjointe chargée de l’habitat sous la mandature RN de Louis Aliot, elle a été condamnée mercredi 8 avril pour conduite sous emprise de l’alcool et violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, et forcée de démissionner de son poste public le lendemain.
Selon une information de L’Indépendant, elle s’en était prise aux forces de l’ordre et avait refusé de se soumettre à un test d’alcoolémie le dimanche 5 avril après avoir été interpellée pour sa conduite. Marion Bravo aurait même griffé et menacé l’agente de faire usage de son influence pour obtenir sa mutation.
Condamnée à 4 mois de prison
En conséquence, l’adjointe a été placée en garde à vue et poursuivie pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique avec un jour d’ITT (incapacité totale de travail), délit de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, menace, violence ou acte d’intimidation et outrage”, détaille Franceinfo.
Elle a été condamnée mercredi 8 avril à quatre mois de prison avec sursis et cinq mois de suspension de permis, accompagnés d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Elle devra également verser 500 euros à la victime pour préjudice moral.
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Ce dimanche, la principale intéressée s’est défendue en expliquant la situation sur les réseaux sociaux. Lors d’un déjeuner organisé pour Pâques, elle aurait ainsi été invitée à “boire de l’absinthe coupée de beaucoup d’eau et édulcorée par un sucre”. Une boisson qu’elle assure ne pas connaître et n’avoir jamais consommée, au point de méconnaître “les effets secondaires”.
Elle ne se souvient pas avoir insulté la police
“Je ne me sentais pas en état d’ébriété lorsque j’ai pris mon véhicule ; dans le cas contraire, je n’aurais jamais pris le volant”, explique l’adjointe démissionnaire. Marion Bravo évoque par la suite un “trou noir” au moment de l’interpellation : “À peine sortie tant bien que mal de ce brouillard, on m’a annoncé que j’avais 1,50 g dans le sang et que j’aurais été violente et insultante lors de mon interpellation.”
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Elle certifie n’avoir aucun souvenir de l’événement et concède avoir “plaidé coupable pour sortir au plus vite de ce cauchemar”. “J’adresse mes regrets les plus sincères aux policiers pour mon comportement inacceptable, que j’ai été dans l’incapacité de maîtriser car sous emprise des effets de l’absinthe ; il faudrait que cet alcool ne soit pas commercialisable”, conclut-elle dans son message.
La démission de Marion Bravo a été confirmée par un communiqué de la mairie de Perpignan, qui l’explique par “des actes et des comportements inappropriés de la part de cette élue, mais ayant été commis en dehors, et sans aucun lien, avec ses fonctions”.

