Le Tarnais, en très bonne forme et invité de dernière minute, va découvrir l’Enfer du Nord ce dimanche 12 avril (départ 11 heures). Sans pression particulière et avec plaisir ! Mise en bouche.
Les deux pistes voisines n’accueillent pas les mêmes “écureuils”. Chaque année depuis 1896, des spécimens crottés ou poussiéreux déboulent sur le ciment du Vélodrome André-Pétrieux un des plus célèbres de la planète. Régulièrement depuis son inauguration à la fin de l’été 2012, les élégants et puissants spécialistes se déchirent à la poursuite d’arcs-en-ciel et de médailles sur le parquet du “Stab”. Ce nom bien sûr, c’est le diminutif de Jean Stablinski le découvreur de la Trouée d’Arenberg.
Benjamin Thomas ne manque pas de souvenirs à Roubaix. Il y a, notamment, décroché son quatrième titre de champion du monde il y a cinq ans, mais il aurait pu passer toute sa carrière sans viser l’autre porte, celle qui mène au podium des Géants…
“Ça s’est décidé mardi à l’arrivée de la première étape de la Loire, raconte celui qui s’est beaucoup montré cette semaine et qui affiche une très belle forme (4e jeudi après sa 6e place à Paris-Camenbert). Il manquait un coureur, moi je devais couper pour préparer la suite mais ça ne me dérangeait pas de rajouter deux jours de plus…” Voilà comment le champion olympique tarnais va découvrir l’Enfer du Nord si cher à son équipe Cofidis.
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“J’ai dû en regarder une vingtaine à la télé mais je n’y suis jamais allé. On avait fait le secteur Madiot avec les Quatre Jours de Dunkerque, d’autres secteurs aussi au Tour de France mais ça va quand même être une découverte. J’espère qu’en passant en certains endroits, ça me rappellera des souvenirs de téléspectateur.”
Un vélo unique inspiré de… Jalabert !
Pas de reconnaissance, juste un vélo incroyable préparé spécialement pour l’événement. Une véritable œuvre d’art peinte à la main qu’il sera le seul à piloter avec Marion Borras dans l’é-preuve Femmes. Cette version du Look 795 Blade RS baptisé “Ciel du Nord” arbore un dégradé gris-bleu et rose directement inspiré des couleurs portées par un autre coureur du Tarn… Laurent Jalabert en 1992, lors de sa première victoire d’étape sur le Tour au terme d’une inoubliable étape Roubaix-Bruxelles.
Pas de pression particulière pour le Vauréen. “Quoique je passe, ce sera bien ! Si je peux aider les gars, ça m’ira ; si je peux être dans l’échappée aussi mais c’est plus facile à dire qu’à faire… J’espère surtout que j’aurai bien récupéré du Tour de la Loire.”
À 30 ans une vraie découverte pour “Ben” qui n’avait disputé que des Monuments italiens, trois Primavera et trois Lombardia.

