Rod Dreher, directeur du projet « Network » au Danube Institute, en juillet 2025 à Budapest. ATTILA KISBENEDEK/AFP
S’abonner pour lire
Rendez-vous au Scruton Café, à deux pas du Danube. Un bistrot intégralement dédié, comme son nom l’indique, à la mémoire de Roger Scruton, philosophe majeur du conservatisme britannique, icône de Viktor Orbán – au point que le Premier ministre hongrois s’était rendu à ses funérailles en 2020. Au Scruton, tout est à l’effigie de… Scruton : la silhouette du penseur s’affiche dans les cadres, sur les nappes, sous forme de bustes et de fresques. « Le conservatisme est davantage un instinct qu’une idée », clame, en larges caractères noirs, le mur près de la porte d’entrée. Aussi surréaliste que s’il existait un « Finkielkraut Café » à Londres ou à Berlin.
Le conservatisme émerge « du sentiment que les bonnes choses sont faciles à détruire, et difficiles à créer », écrivait Scruton. Une phrase que Rod Dreher, attablé au fond de la salle, aurait pu signer des deux mains. L’essayiste américain, exilé à Budapest depuis 2022, a délaissé ses habituelles lu…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
ou

