April 3, 2026

Emploi : voici les secteurs qui recruteront le plus de cadres en Occitanie en 2026

l’essentiel
L’emploi des cadres se porte très bien en Occitanie en 2026. L’Apec vient de dévoiler les prévisions de recrutements 2026 des entreprises de la région ainsi que les secteurs et métiers les plus recherchés.

Le recrutement des cadres va se maintenir au beau fixe en Occitanie en 2026. Après une bonne année 2025 où l’emploi régional des cadres a progressé de + 5 %, porté par la bonne santé du secteur aéronautique et par les métiers du numérique, 2026 s’annonce un excellent cru. C’est ce qu’il ressort du baromètre annuel mené par l’Apec auprès d’un panel de 709 entreprises qui ont été interrogées sur leurs intentions de recrutements de cadres entre le 12 novembre 2025 et le 30 janvier 2026. La guerre en Iran ne devrait impacter qu’à la marge ces prévisions d’embauches, selon Cyrille Longuépée, la déléguée régionale de l’Apec. “Depuis le Covid, les entreprises ont pris l’habitude de naviguer dans un environnement incertain. Nous avons vu que la guerre en Ukraine il y a quatre ans n’avait pas remis en cause les embauches”, explique-t-elle.

Occitanie : 3e région de France pour les embauches de cadres

Selon les résultats de cette grande enquête annuelle, les entreprises d’Occitanie procèderont au recrutement de 19 500 cadres contre 18 340 embauches en 2025. C’est donc une hausse de 6 % des recrutements de cadres, après une progression de 5 % en 2025 où 18 340 cadres avaient été recrutés. Avec 1 000 postes supplémentaires d’une année sur l’autre, “la dynamique est très bonne pour l’Occitanie, un peu à contre-courant de la tendance nationale qui marque le pas”, analyse Cyrille Longuépée.

Cette progression fait grimper l’Occitanie sur le podium national des recrutements de cadres en troisième position, doublant ainsi pour la première fois la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (19 210 cadres recrutés en 2026), juste derrière l’Île-de-France et la Nouvelle-Aquitaine.

Au rang des explications, la nette accélération du secteur aéronautique contribue fortement aux bons chiffres de 2026. En effet, la hausse des cadences de production d’Airbus irradie non seulement toute la chaîne de fournisseurs, mais également tous les services associés indirectement et l’économie régionale (surtout dans l’ex-Midi-Pyrénées) en général par un effet de ruissellement. Les trois moteurs de l’économie qui tirent l’emploi des cadres sont :

  • 40 % des recrutements de cadres en Occitanie concernent le secteur des services à haute valeur ajoutée. Souvent très lié aux donneurs d’ordres de l’aéronautique et du spatial, il s’agit des métiers du numérique, de l’ingénierie, de la recherche et développement (R & D), du support informatique, des bureaux d’études, du conseil, mais aussi de la finance, de la banque et de l’assurance. Toutes ces fonctions pèseront pour 40 % des recrutements de cadres en Occitanie en 2026.
  • 28 % des recrutements concernent les autres services aux entreprises qui viennent souvent en support de la production : transports, logistique, maintenance industrielle, etc.
  • 17 % des emplois de cadres seront pourvus dans l’industrie avec une nette domination du secteur aéronautique, mais aussi spatial, avec l’essor et la croissance de nombreuses PME du NewSpace. Désormais, le secteur industriel emploie 20 % des cadres en Occitanie contre 13 % en 2025. Cette hausse s’explique par les promotions internes d’agents de maîtrise à cadres sous l’effet de la nouvelle convention collective de la métallurgie.
  • 11 % des embauches seront réalisées par le secteur du commerce.

50 000 € bruts par an comme salaire médian des cadres

À noter que 67 % de tous ces recrutements seront réalisés par des TPE et PME et à 33 % par les grands groupes et les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Certains métiers sont encore jugés pénuriques, comme la maintenance, l’électrotechnique ou encore les doubles compétences, comme les ingénieurs d’affaires ou les business développeurs. La rémunération médiane pour un cadre en Occitanie est de 50 000 € bruts par an contre 51 000 € en Nouvelle-Aquitaine et 55 000 € pour la médiane nationale.

source

TAGS: