April 2, 2026

Eric Ciotti vend un logement appartenant aux services sociaux pour "aider les plus vulnérables" : l’opposition dénonce un tour de passe-passe

l’essentiel
Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé la fermeture et la vente du siège de la métropole situé à Paris pour un montant d’environ 1,5 million d’euros. Une opération qui suscite une vive mise au point de l’opposition…

Le ton monte entre la mairie de Nice et l’opposition. Ce qui devait être une annonce de rigueur budgétaire s’est transformé en une joute verbale tendue sur l’origine et la destination des fonds publics.

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Éric Ciotti lance l’offensive sur le “train de vie”

Dans une volonté de marquer une rupture nette, Éric Ciotti a ouvert les hostilités en ciblant le patrimoine immobilier de la collectivité hors de ses frontières. “Les économies commencent aujourd’hui à Paris”, a-t-il tranché, annonçant la fermeture immédiate du siège métropolitain situé dans la capitale.

L’appartement, décrit comme un bien de prestige dans les “beaux quartiers” et valorisé à 1,5 million d’euros, est présenté par le maire comme un symbole de dépenses superflues. En le vendant “au profit du CCAS (Centre communal d’action sociale, NDLR)”, Éric Ciotti entend transformer ce qu’il considère comme un privilège parisien en aide concrète pour “les Niçois les plus vulnérables”.

“Conte de fées” : la réplique cinglante de Jennifer Salles

La réponse de Jennifer Salles, conseillère municipale d’opposition, ne s’est pas fait attendre, accusant le maire de travestir la réalité à des fins de communication. “Quel beau conte de fées”, a-t-elle ironisé, contestant le caractère exceptionnel de la démarche. Selon l’élue, Éric Ciotti ne ferait qu’obéir à des mécanismes déjà en place.

Le conflit porte essentiellement sur la nature de la propriété : Jennifer Salles affirme que l’appartement “appartient au patrimoine privé du CCAS depuis plus de cinquante ans” et qu’il générait déjà des revenus pour l’action sociale via sa mise en location à la Métropole.

L’opposition pointe surtout une forme d’opportunisme politique, rappelant qu’étant déjà “propriété du CCAS, le résultat d’une vente ne peut revenir qu’au CCAS”. Une manière de suggérer que le maire s’attribue le mérite d’une transaction dont la destination sociale est, par définition, obligatoire.

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