Le marché immobilier castrais poursuit sa hausse en 2025, mais les écarts se creusent. Entre appartements à 1 770 €/m² et maisons à 157 200 €, les contrastes entre quartiers redessinent la carte des prix locaux.
À Castres, le marché immobilier confirme en 2025 une tendance plutôt orientée à la hausse. Mais derrière cette dynamique, l’analyse détaillée des dernières données notariales met en lumière une réalité plus nuancée : d’un quartier à l’autre, les écarts de prix restent marqués, tant pour les appartements que pour les maisons.
Du côté des appartements anciens, le prix médian s’élève à 1 770 euros/m2, soit une progression de + 4,5 % sur un an. Une hausse certes, mais qui ne reflète pas les contrastes à l’intérieur de la sous-préfecture.
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Dans le centre historique, l’écusson, les valeurs se situent au-dessus de la moyenne. Le prix médian atteint 1 870 euros/m², avec une augmentation notable de + 6,7 %. Le ticket d’entrée y reste relativement contenu, autour de 79 000 euros, en raison de surfaces plus petites et d’une forte proportion de studios et deux-pièces. Ce secteur reste porté par une demande soutenue, notamment dans le marché de la location.
À proximité, le secteur Avenue de Lavaur – Lautrec – Rey affiche un positionnement légèrement inférieur, à 1 810 euros/m². Mais derrière ce niveau se cache une forte dispersion : les prix oscillent entre 1 280 et 2 010 euros/m², signe d’un parc immobilier plus hétérogène. Le prix médian des transactions y tombe à 53 100 euros, révélateur de biens souvent plus petits ou nécessitant des travaux.

Le contraste est encore plus net dans le quartier Aillot – Bisséous – Saint-Louis – Soult, où le prix médian descend à 1 580 euros/m², avec une évolution négative de – 2,5 % sur un an. C’est le seul secteur étudié en recul. Les transactions s’y concluent autour de 79 400 euros, ce qui en fait l’un des secteurs les plus accessibles pour les appartements anciens.
Cette géographie des prix se retrouve, avec plus d’ampleur, sur le marché des maisons anciennes. À l’échelle de Castres, le prix médian atteint 157 200 euros, en forte hausse de + 9,1 %, signe d’un marché dynamique malgré le contexte.
Aillot-Bisséous-Lameilhé, les plus abordables
Dans le haut du panier, deux secteurs tirent nettement les prix vers le haut. Les Monges s’impose comme le plus cher, avec un prix médian de 203 100 euros, pour des biens généralement compris entre 100 et 130 m². Juste derrière, Albinque – Saint-Jean affiche 200 300 euros, porté par des maisons plus grandes, souvent composées de six pièces ou plus.
À l’autre extrémité, plusieurs quartiers restent plus abordables, tout en connaissant des dynamiques contrastées. Aillot – Bisséous – Saint-Louis – Soult enregistre un prix médian de 115 700 euros, malgré une hausse significative de + 8,6 %. À Lameilhé, le prix médian s’établit à 120 300 euros, mais avec une baisse notable de – 7,5 % sur un an, ce qui en fait l’un des rares quartiers orientés à la baisse pour les maisons.
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Entre ces deux extrêmes, Martinet – Roulandou se positionne en intermédiaire, avec un prix médian de 163 300 euros. Aucune évolution annuelle n’est toutefois précisée dans les données.
Bilan : l’étude des chiffres 2025 confirme un marché immobilier castrais très segmenté. L’écart atteint près de 300 euros/m² entre quartiers pour les appartements, et dépasse 80 000 euros pour les maisons. Des différences qui traduisent à la fois la diversité du parc immobilier, l’attractivité variable des secteurs et des dynamiques locales parfois opposées.

