Il fait partie des cinq nommés au poste de meilleur ailier gauche. La carrière de Cédric Heymans au Stade Toulousain aurait pu s’arrêter très tôt. Heureusement, Guy Novès a su relancer le joueur qui aura joué finalement dix ans à Toulouse.
L’anecdote est contée dans le podcast animé par Cédric Heymans et Gauthier Baudin.
Nous sommes en 2002, après une demi-finale perdue par le Stade face à Agen à Montpellier. Alors qu’il lui reste un an de contrat, Cédric Heymans est dans le bureau du président René Bouscatel pour négocier une rupture de contrat et rejoindre Biarritz.
À lire aussi :
XV de légende du Stade Toulousain : qui sera élu meilleur ailier gauche ? Votez !
Et au moment de la signer, c’est Guy Novès qui rentre dans le bureau, Et va droit au but : “C’est un échec pour toi, pour moi, pour le club. On n’a pas réussi à se trouver. Mais je voulais te dire qu’on ne doute pas de tes capacités de joueur, de ta capacité à t’intégrer à long terme au Stade Toulousain. Mais aujourd’hui, ce que tu produis, la manière dont tu réfléchis, ta motivation, que tu ailles à Biarritz ou ailleurs, ça sera toujours pareil. Il faut que tu arrêtes de jouer pour prouver. Il faut que tu joues pour performer. Et après, si tu es performant, tu n’auras pas besoin de prouver, puisque tes performances montrent que tu es capable de jouer à ce niveau.”
À lire aussi :
XV de légende du Stade Toulousain : Cheslin Kolbe, coup de foudre puis coup de canif
Effet immédiat sur l’ailier toulousain qui pose le stylo et choisit de rester. Cédric Heymans est reboosté. Il restera finalement jusqu’en 2011 au Stade, finissant sa carrière sur un bouclier de Brennus avant de vraiment partir au Pays basque. Mais à Bayonne…

