C’est le printemps, les fraises sont de retour sur les marchés, mais toutes ne sont pas cultivées en France et en pleine terre. Voici nos conseils pour bien choisir vos fruits.
Le soleil est de retour, et avec lui, les premiers fruits et légumes de printemps, comme les asperges, les fèves ou encore les fraises. Pour s’offrir ce petit plaisir de la fin de l’hiver, certains ferment les yeux sur un prix parfois élevé ou des méthodes de production parfois très énergivores. La Dépêche du Midi vous aide à y voir plus clair.
Quelle est la saison des fraises ?
On le voit, les premières fraises arrivent sur les étals de nos primeurs et de nos supermarchés. Mais l’organisme de défense des consommateurs UFC-Que Choisir révèle que ces premiers arrivages précèdent souvent la saison officielle des fraises, qui court de mai à juillet. Pour obtenir des fraises mûres dès le mois de mars, les maraîchers ont parfois recours à des serres chauffées ou à des productions venant de pays plus ensoleillés.
Comment peut-on savoir si elles ont été cultivées en plein champ ?
L’origine des fraises, ainsi que la variété, sont le plus souvent inscrites sur les barquettes, mais il est rare que la méthode de production soit précisée. Pour savoir si les fraises que vous souhaitez acheter ont été cultivées sous serre ou hors sol, UFC-Que Choisir préconise de prêter attention aux labels.
Ainsi, des labels comme “AB”, “Fraises du Périgord” ou “Nature & Progrès” garantissent une culture en pleine terre, mais les fraises peuvent tout de même être issues de serres chauffées. Seul “Nature & Progrès” le précise sur ses fraises.
Pour des fruits 100 % plein champ, non couverts ni chauffés, faites confiance aux labels “Demeter”, “Bio Cohérence” ou “Fraises de Nîmes”.
L’Ademe précise en effet que “l’impact environnemental des fraises sous serres chauffées en France est trois fois plus important que celui des fraises en plein champ ou sous abri de pleine terre”.
Comment sélectionner les plus goûteuses ?
Face à des barquettes de fraises, faites confiance à vos sens. Des fraises mûres se distingueront par leur odeur et par leur couleur rouge vif. Les plus pâles risquent de souffrir d’un manque de maturité, qui pourrait se traduire par un goût légèrement plus acide. Des fraises molles risquent, à l’inverse, d’être trop mûres.
Le site Elle recommande, par ailleurs, de prêter attention aux akènes, ces petites graines visibles à la surface des fraises. “Trop peu d’akènes et les fraises risquent de ne pas avoir beaucoup de goût”, indique-t-il.
Quelles variétés ?
Les premières fraises à arriver à maturité sont les célèbres gariguettes, au goût qualifié de “sucré, acidulé et très aromatique” par le site Fraises de France. Dans le Sud-Ouest, nous pouvons citer les productions du Lot-et-Garonne. Arrivent ensuite les autres variétés, ciflorettes, charlottes ou maras des bois. Il y en a pour tous les goûts.
Comment les conserver ?
Une fois les fraises choisies et achetées, il est recommandé de les consommer rapidement, pour ne pas avoir à les passer au réfrigérateur, ce qui leur fait perdre de leur saveur, selon un pépiniériste cité par Madame Figaro. Si cela n’est pas possible, il est conseillé de disposer les fraises dans un torchon humide, à 8 °C, et d’éviter de les manipuler avec les mains, à cause de leur acidité naturelle, comme l’expliquent nos confrères.

