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Enquête Le 6 avril 1995, deux couples de touristes français disparaissaient dans cette région du Sénégal, théâtre du plus vieux conflit non résolu d’Afrique. Trois décennies plus tard, leurs familles espèrent toujours comprendre ce qui leur est arrivé. De Saint-Etienne à Ziguinchor, « le Nouvel Obs » s’est replongé dans ce mystère irrésolu.
Assise dans le salon de sa tante Eliane, avec vue sur le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne, Clémentine Cave, 35 ans, admet ne s’être jamais vraiment résolue à la disparition de ses parents. Elle a fini par accepter son statut d’orpheline, mais malgré elle, l’espoir demeure, latent et douloureux. « On se dit toujours qu’ils vont revenir, lâche-t-elle dans un sanglot. Je me suis demandé récemment si c’était si important de connaître la vérité. Si, pour notre bien à tous, il ne vaudrait pas mieux accepter qu’on ne saura jamais. Parce qu’on y pense tout le temps, tous les jours. »
Le 10 avril 1995, cette jeune femme brune aux yeux sombres avait 4 ans. Elle n’a aucun souvenir de ce jour où son existence, comme celle de sa grande sœur de 12 ans, Marion, a basculé. Leurs parents auraient dû, ce lundi matin-là, revenir dans le chef-lieu du département de la Loire, les bras probab…
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