March 20, 2026

Il achète une maison et découvre un bateau de neuf mètres dans son nouveau jardin : la loi lui interdit de le déplacer

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En Alsace, près de Mulhouse, Hippolyte et sa compagne pensaient avoir trouvé la maison de leurs rêves dans la commune de Gildwiller. Mais juste après l’achat, le couple a découvert avec stupeur qu’un vieux bateau de 9 mètres, promis à l’enlèvement par le vendeur, trônait toujours au milieu de leur jardin…

L’achat immobilier devait être une fête, il a tourné au casse-tête nautique. Hippolyte, résidant à Gildwiller dans le Haut-Rhin, a eu un “vrai coup de cœur” pour une maison alsacienne, raconte-t-il dans l’émission de Julien Courbet “Ça peut vous arriver” sur RTL. Seul bémol lors des visites : un navire imposant est stationné sur le terrain. “Je dirais 9 mètres à vue d’œil”, précise le nouveau propriétaire.

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Si l’objet avait l’allure d’un yacht de luxe, la pilule serait mieux passée, mais l’engin est “un peu pourri” et a largement “pris l’humidité”, résume Julien Courbet.

Une promesse non tenue et un vide juridique

Avant la signature, les vendeurs avaient pourtant été clairs. “On a convenu qu’il serait évacué rapidement”, explique Hippolyte. Malheureusement, une fois l’acte signé et l’argent versé, le bateau est resté sur place. Le notaire, de son côté, est formel : si le bien n’est pas listé dans les meubles de l’acte de vente, il doit être évacué.

Pourtant, la loi interdit à Hippolyte de s’en débarrasser lui-même. “Ce n’est pas parce qu’il est stationné chez vous qu’il est abandonné”, rappelle-t-on sur le plateau, soulignant qu’il s’agit d’une propriété privée protégée.

Un propriétaire en fuite et des frais colossaux

La situation s’enlise puisque l’ancien propriétaire serait parti vivre en Afrique une grande partie de l’année. Quant au coût de l’évacuation, il s’annonce salé. Entre la location d’un plateau spécialisé ou le découpage sur place, la facture pourrait s’élever à plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Face à cette impasse, des solutions existent. Hippolyte peut saisir la justice en référé pour contraindre le vendeur, “sous astreinte, à enlever le bateau”. Il pourrait également demander qu’un tiers procède à l’enlèvement aux frais du vendeur et réclamer une “indemnité pour occupation” du terrain. En attendant, un appel à la solidarité est lancé : l’épave est offerte à quiconque souhaiterait la retaper et l’évacuer gratuitement.

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