Le foie gras artisanal devient affaire de justice après la perte d’un colis par Chronopost en 2024. Treize mois plus tard, le retraité désabusé a enfin reçu les 38 euros d’indemnisation qu’il réclamait. Le symbole d’une victoire “de principe”.
On ne rigole pas avec le foie gras. En tout cas pas Georges Chevallard. Il y a un peu plus d’un an, cet ancien charcutier de la Loire s’est lancé dans un bras de fer judiciaire avec l’entreprise de livraison Chronopost après la perte d’un colis de foie gras envoyé à sa fille.
Les faits remontent à Noël 2024. Georges Chevallard, bien qu’à la retraite, confectionne toujours des foies gras artisanaux qu’il prend plaisir à partager avec ses proches. Le 11 décembre, il en envoie un à sa fille, domiciliée dans la Somme, pour qu’elle le reçoive le lendemain, explique Le Progrès. Coût de l’envoi : 36 euros.
“Une simple lettre d’excuse aurait suffi”
Le 12 décembre, sa fille lui indique qu’elle n’a toujours rien reçu. Georges Chevallard constate, grâce au suivi en ligne de son colis, que son foie gras se trouve à Amiens. Puis, il se volatilise.
L’habitant de Saint-Denis-de-Cabanne passera plus de 45 minutes au téléphone avec les services de Chronopost, attendant qu’un opérateur réponde à ses questions. Au bout du fil, son interlocuteur lui confirme la regrettable nouvelle : son colis a disparu.
Georges Chevallard est d’autant plus remonté qu’il estime que l’employé en ligne n’a pas été très courtois avec lui. Le lendemain, il décide d’envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception, mais sa missive restera lettre morte. L’ancien charcutier fulmine : “Une simple lettre d’excuse aurait suffi. Mais je n’ai eu aucune réponse. Et je ne supporte pas ce mépris.”
Et comme Georges Chevallard ne lâche rien, il décide de porter sa malencontreuse expérience devant la justice, où il n’obtiendra pas non plus gain de cause. “Je me sens vexé et humilié par cette situation, où un citoyen ne peut finalement rien contre ces grosses entreprises qui sont toutes puissantes, y compris devant la loi”, déplorait-il, toujours auprès du Progrès.
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Et enfin la réponse !
Mais voilà que 13 mois plus tard, alors que l’emballement médiatique s’est dissipé, Georges Chevallard reçoit enfin la réponse tant attendue. Chronopost lui a fait un chèque de 38 euros. Le retraité, qui avait mené tout ce combat “non pas pour l’argent mais par principe”, se réjouit d’une telle conclusion. Mais pas question de refaire affaire avec eux ! Le confectionneur de foie gras est, depuis, passé par Colissimo et ses colis sont toujours arrivés à bon port.

