March 15, 2026

Deux nouveaux magasins de baskets ouvrent rue Alsace, la sneaker toujours star à Toulouse

l’essentiel
La basket s’impose à Toulouse comme symbole d’un style sans frontières. Deux nouvelles enseignes ouvrent rue Alsace, confirmant un engouement qui mêle confort, mode et culture urbaine.

Deux nouvelles boutiques de baskets débarquent rue Alsace : Courir vient d’ouvrir au n°63 et New Balance devrait bientôt suivre au n°19. La preuve que cette chaussure continue à cartonner à Toulouse, gommant les statuts sociaux et les générations.

Hugo, vendeur au magasin de sneakers Kolector, une des enseignes majeures de baskets dans la Ville rose, le dit d’emblée : “L”ascension de la basket a commencé dans les années 90, précise-t-il. Elle est passée du statut de chaussure de sport à celui de chaussure du quotidien”. À Toulouse, selon Nicolas, gérant de la boutique DR Swag, elle est devenue une vraie star avec le documentaire “Air” réalisé par Ben Affleck avec Matt Damon, sur la genèse du célèbre modèle Air Jordan décliné en 40 modèles, issu de la collaboration entre le basketteur américain Michael Jordan et la marque Nike.

Des baskets de toutes les couleurs chez Kolector, à Toulouse.
Des baskets de toutes les couleurs chez Kolector, à Toulouse.
DDM – Frédéric Charmeux

“Avec le succès planétaire du hip-hop, la démocratisation du sportswear ou encore l’avènement des cultures urbaines, les Toulousains se sont rués sur cette chaussure il y a environ cinq ans après avoir vu ce documentaire. Avant, ils n’y attachaient qu’une lointaine importance”, estime-t-il. Devenue un phénomène de société notamment avec la marque Converse, la basket se porte désormais à tout âge et avec toutes les tenues. Des marques phares comme Nike, Jordan, New Balance et Asics ont réellement révolutionné la sneaker.

La sneaker fait de la résistance

Si chaque clientèle à sa marque, son modèle, ce sont les hommes (60 %) qui majoritairement achètent des baskets en boutique, selon Audrey de la boutique Manik, pour les assortir à leur costume, contre 35 % pour les femmes qui n’hésitent pas devant une paire habillée sportwear, y compris pour les grandes occasions. Quant aux jeunes, ils achètent sur le web. Pour Audrey, “la France se positionne bien dans la fabrication de la basket, même si beaucoup de modèles de qualité sont réalisés au Portugal”.

Clémence, addict aux baskets depuis le collège, en compte environ une cinquante de paires.
Clémence, addict aux baskets depuis le collège, en compte environ une cinquante de paires.
SG

Mais comment la basket a-t-elle pu détrôner les autres chaussures classiques ? “Confortable, colorée, aux styles divers, la basket peut se porter tous les jours, estime Hugo, qui est addict. Y compris avec une tenue très classe. Elle est aussi à tous les prix”. Dans les années 2000, les podiums haute couture s’approprient ce nouvel accessoire de mode en proposant des modèles luxueux et originaux. À l’exemple de Balenciaga, chez qui une paire peut atteindre plus de 1000 €.

Autre caractéristique, la basket est souple, confortable avec une semelle très amortie… “Elle est idéale pour les pieds sensibles à l’exemple de New Balance, recommandé par les podologues, relève Chloé, 20 ans, étudiante en gestion et accro depuis le collège. J’en possède environ une cinquantaine de paires qui, au fil du temps, prennent de la valeur. Certaines atteignent aujourd’hui plus de 3000 €.” Ce prix évidemment est lié à l’extrême rareté du modèle, au travail de la matière et à son histoire telles la Converse Chuck Taylor All Star, portée par les stars du basket et devenue symbole d’un style décontracté. Ou encore l’Adidas Stan Smith, chaussure de tennis la plus vendue au monde…

Cette ascension frénétique va-t-elle se poursuivre ? “Actuellement, on constate un retour vers la Clarks, le mocassin et la ballerine, estime Nathalie, fondatrice du Lieu, rue de Metz. Mais la sneaker fait de la résistance et continue sa route. Avec notamment l’arrivée cet été de modèles très colorés, attendus du public.” La dernière tendance ? Lacets colorés, flashy et à paillettes…

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