March 6, 2026

L’animateur tirait volontairement des ballons de football sur des enfants de 3 ans : il est relaxé par le tribunal, les familles dans l’incompréhension

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Le gérant d’un club multisport de Nice ainsi qu’un animateur ont été relaxés pour la justice, eux qui étant soupçonnés de violences sur de très jeunes enfants. En revanche, un moniteur a été condamné pour maltraitances.

L’enquête avait été ouverte le 10 mars 2025 à Nice (Alpes-Maritimes) après la diffusion de vidéos montrant un animateur de club sportif commettre des violences sur des enfants de moins de 15 ans au centre multisport de l’ultra Cimiez. Le tribunal a rendu son verdict le jeudi 26 février, selon les informations rapportées la semaine dernière par le quotidien Nice-Matin.

Diffusées sur les réseaux sociaux, les images montraient des enfants âgés de trois ou quatre ans recevant des ballons de football en pleine tête, lancés par des encadrants. On y voyait également un jeune garçon être poussé depuis un muret, provoquant sa chute. L’animateur trentenaire a bénéficié d’une relaxe, le tribunal estimant que le texte de loi visé n’était pas le bon.

Un homme condamné partiellement

Le gérant de 35 ans, poursuivi pour “non-dénonciation de mauvais traitements”, a également été relaxé, rapportent nos confrères. La présidente Marion Menot a justifié cette décision par des “sérieux doutes” qui profitent au prévenu. Son conseil s’est déclaré “extrêmement satisfait” par ce dénouement qui, selon lui, fait justice face à de “fausses accusations”.

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En revanche, un éducateur de 31 ans s’est vu infliger une peine de huit mois de prison avec sursis. Selon la décision de justice, il lui est interdit d’exercer toute activité avec des mineurs pendant cinq ans. Il devra également verser plusieurs milliers d’euros d’indemnisation aux familles mais a été partiellement relaxé pour certains faits de violences présumés sur des enfants non présents sur les vidéos.

Du côté des parties civiles, Me Audrey Vazzana pointe plutôt des “insuffisances de la procédure” et des erreurs de qualifications pénales qui ont empêché la condamnation des autres protagonistes. L’avocat de l’homme condamné, Me Paul Sollacaro, se dit “à moitié satisfait” puisque la peine reste inférieure aux 12 mois requis, lui qui avait demandé une requalification des faits en blessures involontaires. Le parquet dispose de 10 jours pour faire appel de ces décisions.

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