L’écrivaine indienne Arundhati Roy à Paris, le 9 fevrier 2026. CHA GONZALEZ POUR « LE NOUVEL OBS »
Pour aller plus loin
Ses élèves l’appelaient « Mrs Roy » et même sa fille, la célèbre romancière indienne Arundhati Roy, nommait sa mère ainsi. Directrice d’école, cette femme asthmatique terrorisa toute sa vie l’autrice du « Dieu des petits riens » (1997). C’est cette relation à haut risque que la romancière raconte pour la première fois dans « Mon refuge et mon orage », un récit splendide qui dresse le portrait de sa mère en colère et retrace son propre parcours d’artiste engagée. Robin des Bois indienne, Arundhati Roy a lutté contre la construction du barrage sur la Narmada, attaqué sans relâche le gouvernement nationaliste de Modi et s’insurge, dans l’entretien qui suit, contre la tyrannie des magnats de la tech qu’elle accuse de voler l’âme de l’humanité. Ecoutez la voix précieuse de celle à qui son ami, l’écrivain John Berger, avait trouvé un autre surnom : « Suprême »…
Qui était votre mère ?
Arundhati Roy Ma mère faisait partie d’une communauté chrétienne syrienne très conservatrice qui n’existe qu’au Kerala. Avec une missionnaire britannique, elle a créé une école dans la petite ville où j’ai grandi. Elle n’avait pas d’argent. Elle louait donc les locaux d’un club…
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