Un violent feu d’appartement a eu lieu vendredi 27 février autour de 6 heures, rue Donzelle, à Cahors. Le sinistre, impressionnant, a détruit un logement. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été gravement brûlé.
“Vous savez ce qui se passe ?” Dans l’air frais du petit matin, la question d’un riverain flotte encore près de la Bourse du travail, mêlée à une odeur âcre de fumée. Quelques mètres plus loin, un voisin, tiré du lit par les sirènes, répond : “Il y a eu un feu.” Une habitante, encore sous le choc, murmure : “J’ai eu peur.” Autour de 6 heures, ce vendredi 27 février, le centre ancien de Cahors s’est réveillé dans la stupeur.
L’incendie s’est déclaré au deuxième étage d’un immeuble de 80 m² de la rue Donzelle. Rapidement, les flammes ont gagné en intensité, perçant la toiture et projetant une épaisse fumée noire au-dessus des toits serrés du vieux Cahors. Un voisin raconte : “J’ai été réveillé par les craquements. J’ai ouvert en face. La maison était en feu.”

Au total, 15 véhicules et 42 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour contenir un sinistre jugé particulièrement sensible dans ce secteur aux habitations imbriquées et sécuriser les lieux.
“La victime a été prise en charge par le voisinage”
“On a été appelés pour un feu d’appartement, un feu d’habitation au deuxième étage. À notre arrivée, on a constaté qu’il y avait effectivement un incendie avec une personne à l’intérieur”, explique le chef de groupe devant l’immeuble composé de deux étages et de combles non aménagés.

Le locataire, un jeune homme né en 2004, a pu se réfugier chez un voisin avant l’arrivée des secours. La victime, souffrant de brûlures aux deuxième et troisième degrés, a été héliportée vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, où elle a été admise en urgence absolue. L’occupant du rez-de-chaussée, dont le logement est géré par l’AHLIS 46, va être relogé. “Nous allons trouver une solution pour le reloger rapidement”, assure une responsable sur place. Heureusement, le premier étage n’était pas occupé.


Le feu a pris dans la chambre. “Le feu s’est propagé rapidement, la toiture a percé et le plancher commençait à souffrir”, détaille la police sur place. Une enquête est en cours. Deux lances, dont une sur échelle aérienne, ont été nécessaires pour maîtriser les flammes. L’appartement, d’une surface d’environ 24 m², et les combles ont été totalement ravagés

“On a eu de la chance”
Dans ces ruelles étroites, la crainte d’une propagation était dans tous les esprits. “Heureusement, il y a un mur mitoyen qui a empêché la propagation. La maison est bien isolée par rapport aux autres”, souligne le chef de groupe. “On a eu de la chance, c’est un angle de vieux bâtiment. Si ça avait été entre deux maisons, ça aurait été bien pire.”

Les opérations de dégarnissage et de déblaiement se sont poursuivies jusqu’en milieu de journée. “Tant que ça fume et qu’il y a un risque, on gratte tout ce qui est encore chaud.” Derrière les barrières, une voisine âgée s’inquiète. “Mais comment je vais rentrer ?” Peu à peu, la fumée s’est dissipée, mais l’émotion, elle, reste vive dans le quartier.


