Une septuagénaire a été placée en milieu psychiatrique après avoir tué son mari atteint d’Alzheimer dans la nuit de jeudi à vendredi, dans leur domicile de Grandfontaine, près de Besançon.
Elle a expliqué aux gendarmes être “épuisée” de la situation. Une femme de 77 ans a été placée en milieu psychiatrique après avoir été mise en examen pour le meurtre de son époux, âgé de 88 ans et atteint de la maladie d’Alzheimer, dans leur domicile de Grandfontaine, près de Besançon, a indiqué ce mardi 24 février le parquet.
La septuagénaire avait d’abord été mise en examen dimanche pour “homicide sur conjoint”, avant d’être incarcérée. Elle a ensuite été transférée en établissement psychiatrique en raison de la dégradation de son état mental, a précisé la vice-procureure, Christine de Curraize, lors d’une conférence de presse.
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Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi au domicile du couple, installé de longue date dans cette commune du Doubs. La femme, qui s’occupait quotidiennement de son mari atteint de la maladie d’Alzheimer et souffrant de troubles urinaires, a reconnu en garde à vue lui avoir porté plusieurs coups de marteau à la tête alors qu’il dormait.
“Elle a souhaité se donner la mort”
“Elle a expliqué qu’elle s’était réveillée la nuit et que, sur un coup de tête, qu’elle liait à son état de fatigue, elle s’était emparée d’un marteau et avait porté de multiples coups sur le crâne de son mari alors qu’il dormait, a expliqué la magistrate. Elle a ensuite souhaité se donner la mort, s’alcoolisant pour se donner du courage.” Elle se serait entaillé les bras et aurait envisagé de se défenestrer, sans aller jusqu’au bout.
Ce sont des voisins, alertés vendredi vers 8 h 30 en la voyant à la fenêtre du premier étage, qui sont intervenus. En pénétrant dans la maison, ils ont découvert le corps de son mari, allongé dans son lit, la tête ensanglantée.
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Mère de trois enfants adultes, la suspecte a confié aux enquêteurs de la gendarmerie être “épuisée” par la prise en charge permanente de son conjoint. L’état de santé de ce dernier s’était “considérablement dégradé ces derniers temps” et son entrée en Ehpad était prévue dans la semaine.
D’après la vice-procureure, la septuagénaire redoutait ce placement, tout en ayant conscience qu’elle ne pouvait plus assurer seule les soins à domicile. Les proches du couple se sont dits “extrêmement surpris du passage à l’acte” d’une femme décrite comme “très présente pour son mari”. Ils n’avaient, selon la magistrate, ni mesuré l’intensité de sa fatigue ni relevé de signes dépressifs apparents.

