Les Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 ont pris fin avec la cérémonie de clôture qui s’est tenue à Vérone ce dimanche 22 février. L’occasion pour les politiques français qui gravitent autour du sport de tirer un bilan de cette édition marquée par des records pour la délégation tricolore, alors que le pays se prépare à accueillir les prochains JO dans les Alpes françaises en 2030.
Avec 23 médailles dont huit en or, les responsables de la délégation française aux JO de Milan Cortina se sont félicités dimanche du bilan “historique” de l’équipe de France aux Jeux olympiques d’hiver. “Cette édition a été historique parce que d’abord, on a atteint notre objectif […] Donc c’est vrai qu’on est très heureux”, a déclaré la ministre des Sports Marina Ferrari lors d’un point-presse à Vérone, où a lieu la cérémonie de clôture de ces Jeux olympiques.
À lire aussi :
VIDEO. JO d’hiver 2026 : une skieuse fait tomber son téléphone en pleine figure de halfpipe
“On s’était assignés en entrant dans ces Jeux de faire 50 % de médailles supplémentaires (par rapport aux JO-2022), ce qui nous donnait 21, on est à 23 aujourd’hui.” Avec ce total et ses huit médailles d’or, l’équipe de France a établi aux JO de Milan Cortina deux nouveaux records. “On a vraiment vécu une quinzaine exceptionnelle”, a complété Amélie Oudéa-Castéra, patronne du sport olympique français. “Avec une équipe de France inspirée, soudée, déterminée.”
La France termine ainsi aux portes du top 5 au tableau des médailles, l’objectif initial, avec la sixième place. “C’est donc vraiment d’un cheveu, ça montre que c’était le bon objectif. On a tous la détermination que ce top 5 ne nous échappe plus au prochain coup”, lors des JO-2030 à domicile, a ajouté l’ancienne ministre. La présidente du CNOSF a également souligné le taux de médailles d’or sur les 23 podiums obtenus. “Huit médailles sur 23, c’est 35 %, c’est 10 points au-dessus des Jeux de Paris. Ça, c’est très positif aussi.”
“Transformer une médaille mondiale en médaille olympique”
Yann Cucherat, président de l’Agence nationale du sport, a reconnu “quelques petites déceptions […] compensées par de bonnes surprises”, a-t-il ajouté, pointant le taux de conversion des médailles mondiales en médailles olympiques. “Cela a toujours été un peu le point faible de la France. On avait du mal à transformer une médaille mondiale en médaille olympique. Et là, on a un taux de conversion de 64 %”, a-t-il affirmé, satisfait.
Au cours des Jeux, treize des 23 médailles, et 6 des 8 titres, sont à mettre à l’actif du biathlon. Or, “la culture française, c’était de faire en sorte qu’il y ait un maximum de fédérations et de disciplines qui soient médaillées aux Jeux. Pour nous, c’est extrêmement important”, a déclaré Cucherat. “Le bilan français repose beaucoup sur le biathlon, il faut le reconnaître. Mais beaucoup de pays sont aussi sur cette logique”, a-t-il insisté. “C’est un modèle qu’on retrouve régulièrement aux Jeux d’hiver et qui n’est pas propre à la France.” L’enjeu désormais est de “consolider les disciplines qui marchent” et d'”accompagner plus de fédérations à être médaillées en 2030″.

