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Le Nouvel Obs avec AFP
Emmanuel Macron et Donald Trump, au siège de l’ONU, à New York, aux Etats-Unis, le 23 septembre 2025. LUDOVIC MARIN / AFP
L’Europe répondra-t-elle par une position commune aux nouveaux droits de douane états-uniens ? « Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l’Union européenne, et non des États membres de façon individuelle », a réagi le chancelier allemand Friedrich Merz samedi 21 février, avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington.
« Je serai à Washington dans un peu plus d’une semaine. Et j’irai à Washington avec une position européenne commune », a ajouté le chancelier sur la chaîne ARD.
Face à ces nouveaux droits de douane, « une approche unie de l’Union européenne sera nécessaire », a aussi estimé le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, dans un message transmis par le ministère à l’AFP.
Frein de la Cour suprême
Donald Trump a annoncé samedi faire passer ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 à 15 % « avec effet immédiat ». Une réaction à une décision de la Cour suprême, qui a tranché vendredi que Donald Trump ne pouvait pas justifier ces droits de douane par une nécessité d’urgence économique. Cet avis est d’autant plus remarquable qu’elle est composée en majorité de juges conservateurs et qu’elle est plusieurs fois allée dans le sens du républicain.
« C’est pas mal d’avoir une Cour suprême et donc un Etat de droit pour ceux qui pensent que les Cours suprêmes c’est des problèmes dans la vie politique », a réagi de son côté Emmanuel Macron, samedi, depuis le Salon de l’agriculture. Concernant les droits de douane, il a déclaré que la France voulait « continuer à exporter […] et le faire avec les règles les plus loyales qui soient […] et ne pas subir des décisions unilatérales »
La France et ses partenaires de l’UE tâchent d’analyser à ce stade les répercussions de la décision de la Cour suprême américaine. « Nous sommes en contact étroit avec la Commission européenne et les États membres pour procéder à son analyse et évaluer ses conséquences », a expliqué le ministère.

