Confronté à Oyonnax, équipe jouant le plus au pied de la division, ce vendredi 16 janvier à l’occasion de la 17e journée de Top 14 à Michel-Bendichou (19h30), Colomiers voudra gagner la bataille aérienne pour mieux tirer profit de ses qualités d’improvisation.
Colomiers l’a bien vu la semaine passée : le jeu au pied a pris une importance capitale dans le rugby moderne. Au-delà d’une simple bataille de gagne terrain, comme cela a toujours existé, cette phase de jeu est utilisée pour mettre de la pression directement sur le camp adverse, et créer des situations inconfortables.
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À Aurillac, donc, les Columérins ont souffert le calvaire face au vent, étant reclus dans leur moitié de terrain. Bien sûr, l’instabilité de la conquête a joué son rôle. Mais le gain du toss s’est avéré crucial : “On avait décidé avec Jean Thomas, le capitaine, de démarrer contre le vent si possible, révèle l’entraîneur principal Florian Nicot. On a eu la chance d’avoir le toss pour pouvoir le faire. Sur ce terrain, avec ces conditions, il y aurait beaucoup de fatigue. C’était mieux d’avoir le vent en seconde.”
La météo sera dans tous les cas moins capricieuse ce vendredi, à Michel-Bendichou. Il n’empêche que ses protégés devront être irréprochables dans ce domaine, pour plusieurs raisons. D’une part, il s’agit d’Oyonnax, cinquième (6 victoires en 7 matchs), équipe utilisant le plus le pied dans la division (470 coups de pied, selon AIA, devant Vannes avec 462). Conséquence sans doute de cette appétence-là (et de maîtriser ce secteur), ces deux équipes sont aussi celles qui passent le plus de temps dans le camp adverse (11’01’’par match).
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“A priori, on s’attend à ça, poursuit l’ancien centre. Ils ne multiplient pas les temps de jeu dans leur camp, souvent à juste titre. Ils ont un jeu au pied qualitatif, aiment bien aller chercher les ballons en l’air et se nourrir des deuxièmes ballons. Ils sont très en place là-dessus pour renverser la pression dans leur camp. À nous d’être bons dans tout ce jeu de transition qu’on a beaucoup travaillé.”
“Le désordre ? L’une de nos qualités”
Pour cultiver cet ADN, propre au club et cher à Florian Nicot, le groupe a en effet mis les bouchées doubles : “On le travaille beaucoup de manière générale. Aujourd’hui, le jeu placé, organisé, a une place minime dans les matchs. Je ne dis pas que les phases statiques et la conquête n’ont pas leur importance, mais le jeu de transition a pris une place prépondérante. Donc on le répète beaucoup : chasse (sous les chandelles), repli, sorties de camp… Ces situations 50-50 font basculer les matchs.”
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Florian Nicot identifie là “une des forces” de son équipe, comme le disait dans ces colonnes Alexandre Borie il y a quelques mois. “Il y a un peu d’anarchie autour de ces zones car personne ne sait où ça va atterrir, donc il faut arriver à vite réagir, expliquait celui qui sera titulaire à l’arrière ce soir. Le jeu dans le désordre est l’une de nos qualités. Si l’on gagne ces ballons-là, il n’y a que du positif derrière.”
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La vitesse et la connexion entre les trois-quarts sont en effet un atout. Et il faudra savoir en faire bon usage car les occasions ne seront sans doute pas nombreuses.

