Le rugby féminin français connaît une croissance remarquable. Le SUA, dirigé par Thomas Picarrougne, se distingue avec ses trois équipes en compétition. Les cadettes U18 Élite dominent leur poule avec 26 points. L’avenir s’annonce prometteur.
Le rugby féminin français est en pleine expansion et le SUA, sous la houlette de Thomas Picarrougne, n’est pas en reste : trois équipes jouent le week-end avec le maillot bleu et blanc.
Thomas Picarrougne en parle : “On a trois équipes engagées avec une vitrine : les cadettes U 18 Élite, qui, sur la phase aller, concèdent une seule défaite contre le Stade Toulousain et gagnent contre Colomiers et Bayonne à la maison, puis victoire à Pau-Lons, à Castres et enfin à Blagnac sur le fil. Elles prennent la tête de la poule avec 26 points devant Blagnac et Bayonne, 24 points, et le Stade Toulousain, 21. On reçoit le Stade Bagnérais le 10 janvier. L’ensemble du début de saison est plutôt prometteur. En septembre, elles sont championnes de France de sevens. Sur XV, il a fallu mettre les choses en place, notamment sur la conquête avec le renouvellement des postes en première et troisième lignes. En plus, on a eu une hécatombe de blessées sur nos leaders à partir d’octobre-novembre. Pour cette phase, il a fallu adapter nos entraînements et notre stratégie de jeu, mais les filles ont bien répondu et, avec un peu de chance, il faut l’avouer, on a réussi à prendre la tête de la poule. On leur a demandé d’être un peu plus consistantes sur le travail à faire, la chance ne tournera pas toujours en notre faveur. Pierre Corneille ne connaissait pas le rugby mais disait “à vaincre sans péril on triomphe sans gloire” ; le haut niveau n’accepte pas qu’on gagne toujours dans le confort, il faut toujours aller chercher l’exigence. On va attaquer la deuxième phase avec comme objectif la qualification dans les deux premiers parce qu’on a les éléments pour le faire et ensuite faire partie des quatre meilleures équipes de France. Pour le moment, on est dans les clous, mais il faudra batailler pour rester dans les deux premiers.”
Accession et rassemblement
Thomas et son staff ont décidé d’élargir les effectifs avec la création de deux nouvelles structures : l’accession et le rassemblement. “Quand on a des problèmes sur le groupe Élite, forcément cela a des répercussions sur les deux autres groupes, qui se retrouvent affaiblis. Sur leurs deux premiers matchs, ils avaient bien réussi, mais suite à nos blessures, on a dû intégrer des joueuses de leurs groupes et les affaiblir. En fait, le but de ces équipes est de former des plus jeunes capables de monter en Élite et quatre joueuses qui n’étaient pas prévues au départ ont intégré le groupe et ont fort bien tenu leur place. Enfin, grâce au rassemblement, toutes les joueuses qui veulent nous rejoindre le font et on est passé de deux licenciées à Colayrac à quinze licenciées. Cela permet de redynamiser notre territoire, ce qui est notre objectif à plus long terme.”
Le programme est ambitieux, mais il suffit d’y croire…

