April 25, 2026

ENTRETIEN. Blagnac : "Je vais donner mes dernières forces dans la bataille afin d’avoir la plus belle des sorties…" annonce Nekelo Tolofua pour l’arrêt de sa carrière

l’essentiel
Arrivé à Blagnac en 2014, l’aîné de la célèbre fratrie revient sur son parcours, évoque ses souvenirs et le dernier challenge qu’il veut relever, à commencer par le barrage à Royans ce dimanche à 15h15.

Après l’avoir annoncé à vos coéquipiers, cette saison est donc la dernière de votre carrière ?

Oui je vais arrêter, le plus tard possible j’espère, mais ce sera la der des ders. Je considère que la boucle est bouclée, je n’en ai pas marre de jouer, de m’entraîner et du rugby, mais je ne veux pas faire la saison de trop et choisir ma sortie. C’est un moment que j’ai toujours appréhendé depuis même le début de ma carrière et là j’y suis. C’est une nouvelle vie qui va commencer.

Vous êtes passés par le Stade Toulousain, La Rochelle, Carcassonne, Pamiers et Blagnac mais c’est bien ce dernier club qui a une place particulière dans votre carrière ?

Je dirai Toulouse et Blagnac forcément ! Le Stade car ce club vous forge pour la vie. Il y a une culture et une transmission, un lien qui perdure entre tous ceux qui ont porté le maillot et c’est d’autant plus fort que mes frères (Christopher, Selevasio et Siale, NDLR) connaissent cette sensation. Pour Blagnac, c’est ma maison, mon fief depuis plus de 10 ans. J’en retiens surtout la force du collectif et la grande aventure partagée avec ceux passés par « la dos » (équipe réserve, NDLR) puis le groupe seniors en suivant.

Au sujet de cette aventure, avez-vous un bon et un mauvais souvenir à nous donner ?

Notre voyage de fin d’année à Magaluf en 2023 (il explose de rire, NDLR). Plus sérieusement, le meilleur reste toute la saison de Nationale 2022-2023 et tous ceux qui ont porté le maillot de Blagnac durant cette période diront la même chose. Au-delà de la demie à Dax, les 45 joueurs du groupe ont vécu quelque chose de différent et d’inoubliable qui va nous unir pour toujours. Pour le mauvais, je dirai le quart perdu contre Oloron en 2018, car c’était l’année ou jamais de remporter un trophée.

Ces souvenirs ont dû refaire surface au moment de votre annonce, comment cela s’est déroulé ?

J’aurais pu attendre la causerie du dimanche mais j’ai préféré le faire avant car je savais que ce serait difficile pour moi. J’ai eu du mal à parler, d’ailleurs je ne suis pas très bon pour contrôler mes émotions (il rit, NDLR). Je suis resté simple et j’ai voulu rendre hommage « au vieux » (Christophe Deylaud, NDLR) à qui je dois beaucoup. Mon corps me dit stop de toute façon, ma hanche me fait souffrir… J’ai du mal à sortir de ma voiture ou faire mes lacets, j’ai touché les limites de la pluriactivité on va dire. Maintenant je vais donner mes dernières forces dans la bataille afin d’avoir la plus belle des sorties.

source

TAGS: