Après des mois de compétition malgré une fracture non décelée, la skieuse Laura Huber, 20 ans, a été opérée. La jeune femme n’était pas au courant de sa blessure et a continué de s’aligner sur de nombreuses courses en dépit de la gravité de sa blessure.
Les skieuses ne sont pas faites du même bois que le commun des mortels. Tout le monde garde en mémoire l’exploit de Lindsey Vonn, la légende américaine qui s’est alignée aux Jeux olympiques 2026 en dépit d’une rupture du ligament croisé. Moins médiatisée, Laura Huber appartient à cette trempe d’athlètes prêtes à tous les sacrifices pour la performance.
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Comme le partage Blick, cette jeune skieuse suisse de 20 ans avait chuté en février 2024 lors d’un entraînement. Résultat, elle s’était fracturé le tibia gauche avant d’être opérée. Depuis, celle qui est originaire de Hasliberg s’est remise, a suivi un protocole de rééducation avant d’entamer la saison 2025/2026 de Coupe d’Europe. Mais de fortes douleurs l’accompagnaient toujours, raconte-t-elle à nos confrères.
“Le ski sera plus facile”
L’explication est stupéfiante : elle a pris le départ de 44 courses avec un péroné brisé, ignorant la gravité de sa blessure ! “Mon seuil de douleur est très élevé, je n’abandonne pas facilement. Je me suis habituée à avoir mal”, a expliqué la Bernoise à Blick. Il a fallu attendre les Championnats de Suisse et une douleur devenue intenable pour qu’une nouvelle expertise médicale ne diagnostique la persistance de la fracture.
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Si son tibia gauche a bien été opéré, la décision avait été prise, en accord avec les médecins, de soigner son péroné de manière conservatrice. “Les injections ont beaucoup aidé, le tibia a bien guéri. Malheureusement, ce n’était pas le cas du péroné”, a-t-elle confié. Malgré les douleurs, Laura Huber a persisté, prouvant sa force de résilience.
L’athlète a subi une nouvelle intervention mardi 14 avril visant à consolider l’os à l’aide d’une plaque et de vis. Si les nuits restent douloureuses, Laura Huber garde espoir. Elle prévoit de retirer une partie du matériel médical à l’automne pour retrouver une pratique plus sereine. “Le ski sera plus facile et je n’aurai plus à me battre constamment avec moi-même”, concluait la Suissesse.

