À Montauban (Tarn-et-Garonne), la ferme des Pibouls organisait ce lundi 6 avril une chasse aux œufs champêtre. Sous un soleil estival, plus d’une centaine d’enfants et adultes ont gambadé entre les enclos pour conclure le week-end de Pâques au contact des animaux.
Du soleil, des animaux, et surtout des cris et des rires d’enfants : un parfum de vacances flottait au-dessus de la ferme des Pibouls, sur la route de Saint-Antonin, près de Montauban. Ce lundi 6 avril, les prairies de l’exploitation se sont transformées en immense terrain de jeu. Au milieu des chèvres naines, des moutons et des cochons d’Inde, les enfants se sont lancés dans une chasse aux œufs pas tout à fait comme les autres, fouillant entre bottes de foin et enclos.

“On avait un repas de famille, c’était l’occasion de finir le week-end de Pâques en beauté, de s’aérer l’esprit”, souffle Laure, venue avec son compagnon et ses deux enfants. Autour, même si la plupart des chocolats ont été récoltés dès le matin, les plus jeunes se félicitent de leur butin. “J’en ai trouvé plein !”, s’exclame Yago, 5 ans, tandis que Thiago se félicite d’en avoir mangé cinq. Moins chanceuse, Luna, 10 ans, glisse un brin déçu : “Je n’en ai eu qu’un…”
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Immersion à la ferme
Mais la jeune fille garde le sourire. Car ici, la chasse aux œufs ne se limite pas à la simple quête de friandises. “Les enfants ont cherché leurs bonbons tout en profitant des animaux. Ça les sensibilise à la manière de les traiter”, souligne Maxime, accompagné de ses deux fils. Une dimension pédagogique confirmée par Sandrine, habituée des lieux : “C’est une petite ferme avec une propriétaire passionnée. Les animaux sont accessibles. Cela permet aux enfants de les découvrir autrement.”

Dans les champs, les chèvres naines déambulent au milieu des passants en toute liberté, acceptant même de se faire caresser. Une proximité qui plonge les visiteurs dans un environnement parfois bien loin de leur quotidien. “On est de la ville, pas de la campagne. Les petits se régalent en découvrant ces animaux”, confient David et Aurore, accompagnés de trois fils. “Ça change des chasses aux œufs qu’on organise à la maison, confirme Cathia, venue en famille. Les filles sont habituées à la ville, ça leur fait du bien de profiter en plein air et sous ce beau temps.”
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Plus de cent participants
À l’origine de cette journée, Mathilde Fornasero, installée depuis six ans. Entre écopâturage et ferme pédagogique, elle multiplie les initiatives pour faire découvrir son univers. “Je suis moi-même maman. La chasse aux œufs, ce sont toujours de supers moments. J’ai souvent des idées d’animations”, explique l’ancienne directrice d’un centre de loisirs.
Enfants et parents réunis : plus d’une centaine de personnes ont pris part à cette chasse aux œufs bucolique. “Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de participants”, reconnaît Mathilde Fornasero, qui a toujours baigné dans le milieu agricole. “Plus de mille œufs avaient été cachés pour l’occasion.”
Sous une météo particulièrement clémente, certains chocolats n’ont pas résisté. De quoi déjà tirer quelques enseignements pour l’an prochain. “Je ferai différemment pour éviter la fonte”, promet-elle.

