April 1, 2026

"Ni eau, ni serviette, ni balles…" Cet entraîneur de tennis s’indigne des conditions d’accueil sur des tournois WTA

l’essentiel
Des conditions d’accueil indignes sur certains tournois WTA ? C’est ce que dénonce le coach Bastien Fazincani en prenannt l’exemple de Bogota : un manque criant de moyens et d’organisation.

Il a pris la plume car cela ne peut plus durer. L’entraîneur de tennis français, Bastien Fazincani a décidé de se fendre d’une lettre ouverte, publiée par le journal L’Equipe au sujet des conditions d’accueil sur les tournois WTA 250. Il dénonce notamment une organisation proche de l’amateurisme et un non-respect pour le travail des joueuses, en se basant sur sa récente expérience du tournoi de Bogota qui se déroule en ce moment.

Bastien Fazincani, entraîneur de tennis français.
Bastien Fazincani, entraîneur de tennis français.
DR – Linkedin/bastien-fazincani

Et le coach qui travaille actuellement avec la Lettonne Darja Semenistaja (98e mondiale) a décidé de raconter tous les détails ubuesques qu’il a rencontrés en Amérique du Sud, pour déclencher une prise de conscience globale.

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Fazincani raconte son arrivée au sein de la capitale colombienne et plus précisément du club qui accueille le tournoi. “Nous sommes arrivés le mardi pour attaquer l’entraînement le mercredi. Trois jours avant le début des qualifs. Mais rien n’était prêt. Il n’y avait ni eau ni serviette pour les joueuses, qui ne pouvaient donc pas se doucher sur place”, peste-t-il d’abord.

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Mais ce n’est pas tout. Aucune balle n’était à disposition pour que les joueuses puissent s’entraîner. “On a dû en acheter. 15 dollars (!) le tube de 3 balles, sachant que trois balles, ça dure vingt minutes à cette altitude (la ville est située à 2600m, c’est le tournoi le plus haut du monde). Il ne s’agit pas de faire les radins, sur 2-3 jours, ce n’est pas la mort, mais tout ça, normalement, ça fait partie du cahier des charges pour l’accueil de joueuses professionnelles. Il a fallu attendre le premier jour des qualifs, le samedi, pour que des serviettes soient enfin distribuées.”

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Globalement, le coach déplore que le circuit WTA ait encore énormément d’écart avec l’ATP (l’équivalent pour les hommes) mais aussi de la disparité entre deux tournois de niveau 250. Il se fend d’ailleurs d’une habile métaphore pour illustrer son propos : ” Tu vas dans un McDo dans n’importe quel pays du monde, tu ne vas pas être surpris, tu ne vas pas te retrouver avec un Big Mac dégueulasse ou avec des frites cuites différemment. […] Je vois la WTA comme une franchise mondiale. Où que tu ailles sur un tournoi WTA 250, tu devrais retrouver les mêmes conditions d’accueil et d’organisation, avec des standards identiques. […] Je ne comprends pas pourquoi la WTA n’est pas capable de fournir les mêmes services sur tous les 250″

Une prise de parole courageuse qui aura peut-être le mérite de faire bouger les choses, ou du moins d’uniformiser les tournois d’une même catégorie.

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