L’affaire Justine Vayrac connaît un nouveau rebondissement. Condamné à trente ans de réclusion pour viol et meurtre il y a dix jours, Lucas Larivée, jeune homme âgé de 24 ans, semblerait contester sa peine.
Il aura presque attendu les dix jours de délai légal pour faire appel. Selon l’avocat des parties civiles, Maître Guillot, Lucas Larivée aurait fait appel de la décision rendue le 21 mars par la cour d’assises de Tulle (Corrèze). Pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, jeune Lotoise de vingt ans décédée en octobre 2022, il avait écopé de trente ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté de vingt ans.
Le jeune homme de 24 ans avait jusqu’à ce mardi 31 mars minuit. Son avocat, Me Labrousse, se refuse à tout commentaire. Selon lui, si son client fait appel, cela porte sur la peine et non sur les faits en eux-mêmes. Une décision qu’il confirmera, ou non, demain.
Le rappel des faits
Au cours de ce procès riche en émotion, qui a duré six jours au lieu de cinq, Lucas Larivée a été sous les feux des projecteurs : de sa personnalité largement décrite comme “glaçante” aux faits, qui ont marqué tout un territoire.
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Pour rappel, Justine Vayrac disparaissait après une sortie en boîte de nuit avec des amis à Brive-la-Gaillarde, dans la nuit du 22 au 23 octobre. Rapidement, les enquêteurs se lancent sur la piste de Lucas Larivée, qui a été vu en dernier avec la jeune maman à la sortie de “La Charette”, un établissement nocturne briviste. Après plusieurs jours de garde à vue et des versions changeantes, l’ouvrier agricole indiquait où se trouvait le corps.

Face à la cour d’assises, il parlait d’une relation consentie qui aurait mal tourné et d’une mort accidentelle. Il reconnaissait avoir enterré le corps de Justine dans un bois, à moins d’un kilomètre de sa ferme, à Beynat. Au cours des débats, de nombreuses zones d’ombre : l’autopsie met en évidence que Justine est décédée par une strangulation au lien et permet de formuler l’hypothèse d’un viol. Il semblerait que l’affaire soit à nouveau portée devant la cour d’appel de Limoges.

