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« Tu m’as violée virtuellement » : le cri du cœur de Collien Fernandes éclate à la une de l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel ». Célébrissime outre-Rhin, l’actrice et animatrice accuse son ex-mari, le tout aussi célèbre Christian Ulmen d’avoir publié de fausses vidéos pornographiques, avec son visage, sa voix. Ce qu’on appelle des deepfakes sexuels.
Le scandale secoue l’Allemagne où les médias n’hésitent pas à comparer l’affaire à celle de Gisèle Pelicot.
Depuis des années, des dizaines de ces vidéos générées par intelligence artificielle circulent sur internet. Des images hyperréalistes mais… totalement fausses.
Collien Fernandes cherche alors à savoir qui diffuse ces vidéos dont certaines sont vues des centaines de milliers de fois. Elle pense d’abord à un harceleur anonyme. Elle décide de mener sa propre enquête. L’actrice découvre alors des faux profils à son nom, des messages sexuels envoyés à des inconnus, et même des invitations à la contacter.
Collien Fernandes finit par porter plainte contre X et dénonce publiquement ce harcèlement en ligne dans un documentaire diffusé par la chaîne allemande ZDF.
Une législation réclamée
C’est alors que son mari, l’acteur et réalisateur Christian Ulmen, lui avoue être à l’origine des vidéos.
« C’était comme si on m’avait annoncé un décès, je ne pouvais pas parler, ni pleurer. J’avais été dépossédée de mon corps pendant des années par la personne dont j’étais la plus proche », confie-t-elle au « Spiegel ».
Marié en 2011, le couple est l’un des plus médiatiques en Allemagne. Ils divorcent en septembre dernier. Collien Fernandes porte plainte en Espagne. Le couple y a vécu avant de se séparer. Et la législation contre les violences numériques y est bien plus avancée qu’en Allemagne.
En Allemagne justement, la séparation comme l’affaire sont un véritable cataclysme. Un grand rassemblement de soutien se tient à Berlin le 22 mars. Les manifestants réclament une meilleure protection contre les agressions sexuelles en ligne.
Le gouvernement semble les entendre puisqu’il vient de promettre une loi visant à criminaliser les deepfakes à caractère sexuel.

