March 26, 2026

ENTRETIEN. Pro D2 : "Je veux être dans les six premiers à l’issue du bloc" Mauricio Reggiardo, le manager du SUAgen, annonce la couleur

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Alors que le championnat reprend ses droits ce vendredi (19 h 30) par un déplacement à Béziers, Mauricio Reggiardo évoque le prochain bloc de cinq matchs qui s’annonce déterminant pour la qualification.

Le SUA se déplace ce vendredi à Béziers après deux semaines de coupure. Comment va le groupe ?

Mieux qu’après les dernières vacances de Noël. On avait repris le week-end avant le match de Dax et on n’avait pas eu le temps d’évaluer l’état de forme des joueurs. On s’était trompés dans quelques choix de compos. Là, ça n’a pas été le cas. On a pu couper onze jours et bien récupérer. Dès la reprise, on a fait trois gros jours de travail, on a évalué les joueurs et on a aujourd’hui beaucoup plus de certitudes. Le groupe est dans une bonne dynamique. On est bien dans le quotidien, on est bien dans le travail. Franchement, ça va.

Vous évoquez une bonne dynamique. Vous n’avez pas peur justement que cette longue coupure vienne un peu enrayer la machine ?

Je vous répondrai après le match à Béziers (rires). Mais je ne pense pas. On a acquis de la confiance, on n’a pas trop de blessés. Il y a une bonne émulation dans le groupe, puis on arrive à une période de l’année où la météo avantage le rugby de possession.

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Vous commencez ce bloc de cinq rencontres (Béziers, Vannes, Aurillac, Biarritz, Oyonnax) par un déplacement à Béziers qui est treizième et qui joue son maintien. Peut-on parler de match piège ?

Non, car un piège, c’est quand on ne s’y attend pas. Nous, on connaît la valeur de cette équipe. Au-delà du classement, ils restent sur cinq victoires d’affilée à la maison avec notamment la réception d’équipes comme Vannes ou Oyonnax. Puis c’est une équipe qui ne nous réussit pas trop. La dernière victoire d’Agen là-bas remonte à 2002. On a souvent pris des fessées. On sait donc où on met les pieds. On va avoir face à nous une équipe qui va jouer sa survie. On se prépare en fonction, avec beaucoup d’humilité et de respect pour cette équipe, mais aussi avec beaucoup de confiance en nos capacités.

À ce titre, le dernier bloc vous a rassuré ?

Oui, mais je dirais même à partir du match contre Nevers. Ça a été un tournant. Depuis, on est bien dans notre rugby, on est bien dans nos intentions de jeu et dans l’engagement. Je trouve qu’on est plus constants, on a moins de passages à vide. Ce n’est pas parfait, mais on est dans le vrai.

Vous avez deux points de retard sur Brive, cinq sur Oyonnax et Valence-Romans. Qu’est-ce qui va faire la différence sur ce nouveau bloc ?

On est actuellement aux portes du top 6. Sans être prétentieux, on ne veut pas se cacher. On va aller chercher ce top 6 ! On le veut. On a 80 % de nos paramètres de performance qui sont dans le top 6 : la défense, l’attaque, la mêlée, les offloads, les duels aériens. Il n’y a qu’en touche où on est septièmes. On a un effectif de qualité. Il va falloir prendre des points chaque fois qu’on en aura l’opportunité, garder notre fond de jeu et notre ambition d’avoir le ballon et de produire.

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Avec un peu de réussite, le SUA peut même terminer quatrième et recevoir en barrage. Vous y croyez à ce scénario ?

Je vous ai dit que ce n’était pas prétentieux d’aller chercher le top 6, mais parler de top 4, c’est prétentieux (rires). On ne se le permettrait pas. Par le passé, j’ai toujours fonctionné par étapes. D’abord le top 6, et quand tu es sûr d’en faire partie, pourquoi pas voir plus haut. Là, on a décidé ensemble d’aller dans ce top 6. On va se donner les moyens d’y parvenir. Mais on n’est pas les seuls.

Revenons à ce déplacement à Béziers. N’est-il pas dur à préparer sachant que Vannes débarque à Armandie sept jours après ?

Non, car on ne peut pas se permettre de penser déjà à ce match-là. On a mis une équipe compétitive pour rivaliser à Béziers. Ce sera aussi le cas pour la réception de Vannes.

Justement, on a vu lors du dernier bloc que vous n’avez pas hésité à effectuer certaines rotations à chaque match sans que cela ne remette en cause le niveau de performance de l’équipe. Vous allez garder la même stratégie lors des cinq prochaines rencontres ?

Oui, c’est un des sujets qu’on a abordés avec les leaders et on est d’accord pour garder ce fonctionnement. On a créé une émulation à l’intérieur du groupe. Tout le monde a envie de faire partie de l’équipe et tout le monde donne le maximum pour y arriver. Cette formule a bien marché lors du dernier bloc, on va donc la garder.

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Quand on regarde le calendrier du SUA et de ses concurrents directs, on se dit que le SUA n’est pas le plus mal loti. Est-ce votre avis ?

Sur le papier, on a des équipes moins bien classées, mais ce sont des équipes qui jouent leur survie. Et quand tu joues la survie de ton club, il y a toujours un supplément d’âme. Ce sont donc des matchs très durs. D’un autre côté, si on analyse les douze réceptions que l’on a eues à Armandie, à onze reprises, l’adversaire a mis sa meilleure équipe contre nous. Il n’y a que Dax qui avait fait tourner chez nous. Pour nous, ce n’est pas plus mal de jouer de gros matchs. Il y a le côté mental où tu es prêt. C’est difficile de dire qui a le plus gros calendrier. On va aborder chaque match avec la même philosophie, avec beaucoup d’humilité et de respect pour l’adversaire, mais aussi beaucoup de confiance par rapport à ce que l’on fait.

Peut-on dire qu’à l’issue de ce bloc, on en saura plus sur l’identité des équipes amenées à jouer les play-offs ?

L’objectif que je me suis fixé est d’arriver à la 28e journée en étant dans les six premiers. Si on y parvient, on dépendra de personne lors des deux dernières journées. Car aujourd’hui, en étant septièmes, tout ne dépend pas que de nous. La seule chose qu’on peut maîtriser, ce sont nos performances et la préparation de chaque match. Si, par contre, on est dans les six à l’issue du bloc, les choses seront différentes.

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