La statue du dieu Gou, dieu de la guerre, des métaux et de ceux qui utilisent le fer. Ses emblèmes sont figurés sur sa coiffure : un hameçon (le tonnerre), un poignard et une lance (attributs du soldat), un serpent (le dieu arc-en-ciel), un couteau, une houe (attributs du forgeron). MUSÉE DU QUAI BRANLY – JACQUES CHIRAC, DIST. GRANDPALAISRMN / HUGHES DUBOIS
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En décembre, le musée du Louvre, encore ébranlé par le spectaculaire casse du 19 octobre, a rouvert en toute discrétion le pavillon des Sessions après un an de travaux. Rebaptisé « galerie des cinq continents », accessible par la majestueuse porte des Lions, quai François-Mitterrand, cet espace à l’écart des circuits les plus fréquentés, abrite une centaine d’œuvres venues d’Afrique, d’Asie, des Amériques et de l’Océanie, certaines déposées par le musée du Quai-Branly. Les habitués auront noté une absence de taille : la statue du dieu Gou. Cette sculpture magistrale en fer forgé, martelé et riveté représentant la divinité du metal et de la guerre, centrale dans le culte vaudou des Fon, l’ethnie majoritaire au Bénin, n’a pas été réinstallée.
Considérée dès le début du XXe siècle comme l’une des œuvres majeures de l’art africain, maintes fois exposée, elle a regagné les réserves du musée du Quai-Branly. Mesure de prudence, en vue d’une éventuelle restitution réclamée par Cotonou ? « Le choix a été fait d’exposer des objets ne suscitant p…
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