Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, salue la foule de soldats avant de prononcer un discours pour le 250ᵉ anniversaire de l’armée à la base militaire de Fort Bragg en Caroline du Nord, le 10 juin 2025. SGT. AUSTIN ROBERTSON/U.S ARMY/ZUMA/SIPA
« Bon, écoutez-moi bien, bande d’idiots ! Parce que là, c’est du sérieux ! Comme vous l’avez peut-être vu avec nos mèmes épiques du Pentagone, on traite l’Iran comme l’éthylotest de ma voiture et on le fait exploser. » L’humoriste Colin Jost n’a pas eu besoin de grossir beaucoup le trait. C’était comme si le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth himself se tenait sur la scène du Saturday Night Live samedi 7 mars. Qu’il chante : « Découpons l’Iran en morceaux, transformons-le en complexe hôtelier Trump », ou déclare : « Ce n’est pas une guerre, c’est une situation de transit. On va juste s’arrimer, on verra où ça nous mène. Si ça se passe bien, on continuera, et si on s’ennuie, on s’arrimera à Cuba », la satire semblait si proche de la réalité qu’on en riait jaune. Le mercredi précédent, le vrai Pete Hegseth, arborant cravate et pochette patriotiques aux couleurs du drapeau américain, avait tenu, sans rire, lui, des propos tout aussi choquants lors de sa conférence de presse. « L’Amérique est en train de gagner, de manière décisive, dévastatrice et sans pitié […], s’était-il vanté. Mort et destruction venues du ciel […]. Nous les frappons alors qu’ils sont à terre. »
Pas un mot sur les justifications et objectifs de ce qui est la plus grande opération militaire américaine depuis l’Irak en 2003 ; le ministre de la Guerre, comme il s’est rebaptisé lui-même, qui règne sur 3,4 millions de soldats et civils et un budget annuel de plus de 850 milliards de dollars, est…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner : 7,99€ 2,49€/mois pendant 1 an
ou

