April 25, 2026

"Pour moi, c’est la plus belle des alliances" : ce technicien possède 600 maillots et attend le "mariage" historique entre le TFC et le Stade Toulousain

l’essentiel
Supporter emblématique du Téfécé et du Stade Toulousain, Didier Pitorre sera bien évidemment au Stadium ce samedi soir et dimanche pour assister aux deux rencontres de ses “clubs de cœur”.
 

Réunir sous le même maillot les deux plus gros clubs de la Ville rose à l’occasion d’un week-end commun au Stadium : l’idée aurait pu venir de lui. “En rigolant, quelqu’un m’a dit que c’était un peu comme si c’était mon mariage”, acquiesce Didier Pitorre en souriant. À bientôt 60 ans, ce Toulousain pur jus, né à Marengo, conjugue en effet depuis toujours ses passions pour le Toulouse Football Club et le Stade Toulousain. Depuis 1972, date de son premier match sur l’île du Ramier, il a fait du Stadium “sa deuxième maison” et attend “cet événement” avec “une passion folle”. “Capitolium, c’est le Capitole, la maison de tous les Toulousains. J’aime ce symbole : c’est un point de ralliement et je trouve que c’est la plus belle des alliances”, s’enthousiasme celui qui est abonné “au Tef’” depuis plus de cinquante ans et “au Stade” depuis le milieu des années 1980. “Je vais bientôt avoir 90 ans d’abonnement”, se marre-t-il en faisant les comptes. “Imaginez un peu : dans le même stade, les deux cœurs qui vont battre à l’unisson ! Franchement, ils ont fait un joli truc”, enchaîne celui que beaucoup considèrent comme l’historien du TFC et qui a d’ailleurs cosigné un ouvrage sur le club*.

Didier transforme sa maison en musée pour célébrer l'union du TFC et du Stade.
Didier transforme sa maison en musée pour célébrer l’union du TFC et du Stade.
DDM – NATHALIE SAINT-AFFRE

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Un maillot “très classe”

Et ce maillot commun, au fait, qu’en pense-t-il, lui qui en possède environ 600 chez lui ? “La brique rose, cela aurait été trop facile, mélanger le violet et le blanc du Tef’ et le rouge et le noir du Stade, cela n’aurait pas été très joli, donc je trouve que cette couleur, celle que l’on retrouve sur le marbre de la cour Henri-IV, c’est une excellente idée, ça fait vraiment classe”, jubile ce collectionneur qui a transformé une pièce de sa maison en un musée où se côtoient d’innombrables reliques (fanions, crampons, tickets…). “Pour le passionné des deux clubs que je suis, cette communion, main dans la main, c’est quelque chose qui a du sens”, enchaîne-t-il en rappelant qu’après l’explosion d’AZF, le Stade “avait aidé le TFC” en accueillant ses rencontres à Ernest-Wallon.

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“Un joli coup de projecteur sur la ville”

Encore présent à Lens, mardi dernier, pour assister à la lourde défaite des footballeurs en demi-finale de la Coupe de France (1-4), Didier n’est pas dupe de la dimension “commerciale” du projet, mais préfère néanmoins retenir “ce joli coup de projecteur sur la ville”. “Une idée intelligente, judicieusement réalisée”, estime ce technicien de mesure et d’essai chez Aumovio (ex-Continental), où il travaille depuis près de 40 ans. Quatre décennies à guetter les calendriers et à croiser les doigts pour que ses deux clubs ne jouent pas en même temps. “Quand c’est le cas, je privilégie le Tef’, le petit frère, celui qui a besoin davantage de soutien que le costaud”, sourit Didier.

Un dilemme qu’il a vécu il y a quinze jours, quand le TFC recevait Lille pendant que le Stade Toulousain jouait à Bordeaux son quart de finale européen. Deux revers (0-4 et 15-30), “un sale week-end”. Il promet que celui qui débute sera bien meilleur : “là, ça va être parfait, je vais savourer comme jamais”. Bon(s) match(s) !

* Didier Pitorre est coauteur avec Jean-Louis Berho de *Toulouse Football-Club, de 1937 à nos jours : l’Histoire* (Éditions Universelles, 2003).

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